{"id":275772,"date":"2026-06-09T15:45:00","date_gmt":"2026-06-09T15:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/275772\/"},"modified":"2026-06-09T15:45:00","modified_gmt":"2026-06-09T15:45:00","slug":"le-cameroun-veut-sappuyer-sur-le-bresil-pour-renforcer-sa-filiere-coton","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/275772\/","title":{"rendered":"Le Cameroun veut s\u2019appuyer sur le Br\u00e9sil pour renforcer sa fili\u00e8re coton"},"content":{"rendered":"<p>Au Cameroun, le coton est la seconde culture de rente apr\u00e8s le cacao. La fili\u00e8re cherche \u00e0 monter davantage en r\u00e9gime pour peser dans a hi\u00e9rarchie des principaux fournisseurs africains.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la C\u00f4te d\u2019Ivoire dans la viande, c\u2019est au Cameroun de miser sur l\u2019expertise br\u00e9silienne pour am\u00e9liorer les performances de sa fili\u00e8re coton. Selon les informations relay\u00e9es par le m\u00e9dia Investir au Cameroun, une cinquantaine d\u2019agents d\u2019encadrement de la Soci\u00e9t\u00e9 de d\u00e9veloppement du coton du Cameroun (Sodecoton) ont suivi, du 22 au 29 mai 2026 \u00e0 Ka\u00e9l\u00e9, dans l\u2019Extr\u00eame-Nord, une formation sur la fertilisation des sols anim\u00e9e par des experts de l\u2019Agence br\u00e9silienne de coop\u00e9ration.<\/p>\n<p>L\u2019objectif de ce transfert de savoir-faire est clair : mieux comprendre la composition des sols, mieux calibrer les intrants et mieux accompagner les producteurs dans l\u2019am\u00e9lioration des rendements. D\u2019apr\u00e8s le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et du D\u00e9veloppement rural, cette mont\u00e9e en comp\u00e9tence des encadreurs doit se traduire directement sur le terrain par une meilleure orientation technique des exploitations.<\/p>\n<p>Le Br\u00e9sil comme r\u00e9f\u00e9rence agronomique&#13;\n<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9r\u00eat du Cameroun pour l\u2019expertise br\u00e9silienne tient au fait que le pays sud-am\u00e9ricain a construit une agriculture de grande \u00e9chelle fond\u00e9e sur la recherche, l\u2019innovation vari\u00e9tale, la ma\u00eetrise agronomique et la diffusion de pratiques techniques avanc\u00e9es. D\u2019apr\u00e8s le D\u00e9partement am\u00e9ricain de l\u2019agriculture (USDA), les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re de technologies appliqu\u00e9es aux sols et de d\u00e9veloppement de nouvelles vari\u00e9t\u00e9s ont permis au pays d\u2019augmenter tr\u00e8s rapidement ses rendements au cours des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es, et de combler son retard sur des pays comme l\u2019Inde et les USA.<\/p>\n<p>Avec l\u2019adoption d\u2019une agriculture moderne \u00e0 grande \u00e9chelle, un meilleur acc\u00e8s aux intrants et un climat particuli\u00e8rement favorable dans les nouvelles zones de production, les rendements du coton br\u00e9silien ont ainsi bondi pour atteindre plus du double de la moyenne mondiale, avec 1,9 tonne par hectare en 2024\/2025.<\/p>\n<p>Un niveau qui n\u2019est d\u00e9pass\u00e9 que par la Chine (2,5 tonnes\/ha), l\u2019Australie (2 tonnes\/ha) et la Turquie (1,85 tonne\/ha). \u00a0L\u2019expansion continue de la production a \u00e9galement permis au Br\u00e9sil de supplanter les Etat-Unis pour devenir le troisi\u00e8me producteur mondial de coton derri\u00e8re la Chine et l\u2019Inde, et d\u2019\u00e9merger comme le premier exportateur mondial de la fibre blanche.<\/p>\n<p>NewsletterMa Tribune<\/p>\n<p class=\"text-2xl mb-8\">L\u2019actualit\u00e9 qui compte pour vous, chaque jour dans votre bo\u00eete mail.<\/p>\n<p>S&#8217;inscrireS&#8217;inscrireS&#8217;inscrire<img alt=\"Illustration de la newsletter Ma Tribune\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-nimg=\"fill\" class=\"relative! rounded-xl\" style=\"position:absolute;height:100%;width:100%;left:0;top:0;right:0;bottom:0;object-fit:cover;color:transparent\"   src=\"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/1775564655_832_ma-tribune.png\"\/><\/p>\n<p>Une fili\u00e8re strat\u00e9gique \u00e0 la crois\u00e9e des chemins&#13;\n<\/p>\n<p>Cette coop\u00e9ration arrive \u00e0 un moment strat\u00e9gique pour l&#8217;ensemble des acteurs de la fili\u00e8re camerounaise. En effet, si le coton est la seconde culture d\u2019exportation du pays, repr\u00e9sentant 4 % des recettes d\u2019exportation en 2025 avec 124,4 milliards FCFA (pr\u00e8s de 190 millions d&#8217;euros) g\u00e9n\u00e9r\u00e9s selon le rapport sur l\u2019\u00e9volution du commerce ext\u00e9rieur publi\u00e9 par l\u2019Institut national de la statistique (INS), il y reste confront\u00e9 \u00e0 plusieurs fragilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Aux d\u00e9r\u00e8glements climatiques qui provoquent des \u00e9pisodes de fortes pluies et d\u2019inondations dans les bassins de production, s\u2019ajoute une pression parasitaire qui gagne du terrain depuis quelques ann\u00e9es. Selon les donn\u00e9es de la Sodecoton relay\u00e9es par Investir au Cameroun, les jassides (insectes nuisibles) dont les attaques se manifestent par le jaunissement et le rougissement des bordures des feuilles, ont contribu\u00e9 \u00e0 faire tomber le rendement moyen de 1,6 tonne\/ha \u00e0 environ 1,3 tonne\/ha entre 2023 et 2025, causant une perte de revenus estim\u00e9e \u00e0 plus de 10 milliards FCFA (plus de 15 millions d&#8217;euros) sur ladite p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Dans un tel contexte, la coop\u00e9ration avec le Br\u00e9sil est une r\u00e9ponse \u00e0 cette vuln\u00e9rabilit\u00e9, cherchant \u00e0 professionnaliser davantage l\u2019encadrement technique et \u00e0 diffuser des pratiques mieux adapt\u00e9es au terrain. Elle est d\u2019autant plus importante que la fili\u00e8re nourrit de grandes ambitions pour les prochaines ann\u00e9es. En effet, la Sodecoton ambitionne de porter la production nationale \u00e0 600 000 tonnes \u00e0 l\u2019horizon 2029-2030, contre un pic de 394 000 tonnes enregistr\u00e9 en 2023\/2024, gr\u00e2ce \u00e0 un rendement moyen d\u2019environ 1,75 tonne\/ha.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Au Cameroun, le coton est la seconde culture de rente apr\u00e8s le cacao. 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