{"id":389322,"date":"2026-08-21T18:58:37","date_gmt":"2026-08-21T18:58:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/389322\/"},"modified":"2026-08-21T18:58:37","modified_gmt":"2026-08-21T18:58:37","slug":"lafrique-devrait-importer-20-millions-de-tonnes-de-riz-voici-les-10-pays-les-plus-dependants-de-letranger","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/389322\/","title":{"rendered":"L\u2019Afrique devrait importer 20 millions de tonnes de riz: voici les 10 pays les plus d\u00e9pendants de l\u2019\u00e9tranger"},"content":{"rendered":"<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Si le <a href=\"https:\/\/www.fas.usda.gov\/sites\/default\/files\/2026-08\/grain.pdf\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">rapport<\/a> de USDA s\u2019ouvre sur les c\u00e9r\u00e9ales europ\u00e9ennes (bl\u00e9 et ma\u00efs en berne sous l\u2019effet de la s\u00e9cheresse), c\u2019est bien la section \u00abRice: world markets and trade\u00bb qui retient l\u2019attention pour quiconque observe l\u2019Afrique. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les donn\u00e9es compil\u00e9es par le Foreign Agricultural Service (FAS) r\u00e9v\u00e8lent en effet un continent massivement importateur, faiblement producteur au regard de sa consommation, et dont les stocks de s\u00e9curit\u00e9 demeurent dangereusement minces.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/ouagadougou-la-suspension-de-limportation-du-riz-et-de-lexportation-du-betail-trouve-un-echo_XOHENZPLAZEPNBET4UGAXAZ2JE\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Ouagadougou: la suspension de l\u2019importation du riz et de l\u2019exportation du b\u00e9tail trouve un \u00e9cho favorable<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le tableau r\u00e9gional du bulletin est \u00e9loquent. Pour la campagne 2026\/27, l\u2019Afrique subsaharienne affiche une consommation int\u00e9rieure de 42.727 milliers de tonnes (kt), contre une production de seulement 23.477 kt. L\u2019\u00e9cart, b\u00e9ant, est combl\u00e9 par des importations pr\u00e9vues \u00e0 19.275 kt.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Autrement dit, pr\u00e8s de 45% du riz consomm\u00e9 au sud du Sahara devrait provenir de l\u2019\u00e9tranger. Les stocks de cl\u00f4ture r\u00e9gionaux s\u2019\u00e9tablissent \u00e0 4.272 kt, soit \u00e0 peine 10% de la consommation annuelle, un ratio pr\u00e9occupant pour la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Pr\u00e9cision de taille: le bulletin de l\u2019USDA date du 12 ao\u00fbt 2026. Pour le riz, l\u2019ann\u00e9e commerciale 2026\/27 correspond \u00e0 l\u2019ann\u00e9e civile 2027. Nous sommes en ao\u00fbt 2026, ces importations rel\u00e8vent donc du futur ou du conditionnel.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">En comparaison, l\u2019Afrique du Nord pr\u00e9sente un tableau moins critique mais toujours d\u00e9ficitaire: 4.810 kt consomm\u00e9es, 4.55 kt produites, 780 kt import\u00e9es, et des stocks de cl\u00f4ture de 461 kt. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">La d\u00e9pendance y est plus mod\u00e9r\u00e9e, mais la r\u00e9gion n\u2019\u00e9chappe pas au recours aux march\u00e9s internationaux. Au Maroc, le riz n\u2019est pas un aliment de base au m\u00eame titre que le bl\u00e9 ou le couscous. La consommation reste donc modeste, mais elle progresse avec l\u2019urbanisation, le tourisme et le d\u00e9veloppement de la restauration, notamment les \u00e9tablissements asiatiques. Selon la F\u00e9d\u00e9ration nationale interprofessionnelle du riz (FNIR) du Maroc, la production locale couvre environ <a href=\"https:\/\/fr.le360.ma\/economie\/marche-du-riz-malgre-un-taux-de-couverture-de-75-la-fnir-tire-la-sonnette-dalarme-contre-les_S2LYYSXFYZBQNIQBFLNPBLHGOU\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\" title=\"https:\/\/fr.le360.ma\/economie\/marche-du-riz-malgre-un-taux-de-couverture-de-75-la-fnir-tire-la-sonnette-dalarme-contre-les_S2LYYSXFYZBQNIQBFLNPBLHGOU\/\">75%<\/a> de la demande nationale.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/importations-de-ble-en-afrique-le-nord-reduit-sa-dependance-le-sud-sous-pression_2BGGOYINJRGWHOC2JJPIUOPNTI\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Importations de bl\u00e9 en Afrique: le Nord r\u00e9duit sa d\u00e9pendance, le Sud sous pression <\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019Afrique globale pour la campagne 2026\/27, le bulletin de l\u2019USDA fait appara\u00eetre une consommation totale de riz de 47.537 milliers de tonnes, r\u00e9sultant de l\u2019addition de 42.727 milliers de tonnes pour l\u2019Afrique subsaharienne et de 4.810 milliers de tonnes pour l\u2019Afrique du Nord. Les importations africaines devraient s\u2019\u00e9lever dans le m\u00eame temps \u00e0 20.055 milliers de tonnes, dont 19.275 milliers de tonnes pour la seule Afrique subsaharienne et 780 milliers de tonnes pour l\u2019Afrique du Nord. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Rapport\u00e9es \u00e0 la consommation, ces importations repr\u00e9sentent environ 42,2% du riz consomm\u00e9 sur le continent. La d\u00e9pendance est donc massive, bien qu\u2019elle soit l\u00e9g\u00e8rement att\u00e9nu\u00e9e par l\u2019Afrique du Nord, dont le taux d\u2019importation rapport\u00e9 \u00e0 la consommation est nettement plus faible (environ 16%) que celui de l\u2019Afrique subsaharienne, o\u00f9 pr\u00e8s de 45% du riz consomm\u00e9 devrait provenir de l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p lang=\"fr\">Le Caire (capitale d&#8217;\u00c9gypte): l\u2019\u00c9gypte est le seul pays africain \u00e0 figurer nomm\u00e9ment dans le tableau des principaux exportateurs mondiaux de riz publi\u00e9 par l\u2019USDA. Pour l\u2019ann\u00e9e commerciale 2026\/27, ses exportations sont pr\u00e9vues \u00e0 200 000 tonnes, en hausse de 50 000 tonnes par rapport aux 150 000 tonnes de 2025\/26, et apr\u00e8s 164 000 tonnes en 2024\/25. Cette progression reste toutefois marginale. Elle repr\u00e9sente moins de 0,4% des exportations mondiales totales, estim\u00e9es \u00e0 62 875 000 tonnes. Aucun autre pays africain n\u2019appara\u00eet dans ce classement des exportateurs majeurs, ce qui souligne la tr\u00e8s faible pr\u00e9sence du continent dans le commerce mondial du riz, \u00e0 l\u2019exception de cette niche \u00e9gyptienne.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/pf\/resources\/images\/back.svg?d=295\" width=\"10\" height=\"20\"\/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/pf\/resources\/images\/next.svg?d=295\" width=\"10\" height=\"20\"\/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/pf\/resources\/images\/fullscreen.svg?d=295\" width=\"28\" height=\"28\"\/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/pf\/resources\/images\/pause.svg?d=295\" width=\"30\" height=\"30\"\/><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les pays africains dans le viseur des importations<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le bulletin d\u00e9taille les volumes d\u2019importations de plusieurs pays africains. Le Nigeria demeure le premier importateur africain list\u00e9, avec des achats stabilis\u00e9s \u00e0 2.900 kt pour 2025\/26 et 2026\/27, apr\u00e8s une hausse continue depuis 2022\/23 (2 000 kt). <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">La C\u00f4te d\u2019Ivoire suit avec 1.700 kt pr\u00e9vues en 2026\/27, en l\u00e9ger repli par rapport aux 1.800 kt de 2025\/26. Le S\u00e9n\u00e9gal reste un acheteur structurel \u00e0 hauteur de 1.400 kt.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Plusieurs \u00e9volutions notables ressortent des r\u00e9visions mensuelles de l\u2019USDA. Le Kenya enregistre une r\u00e9vision \u00e0 la hausse de 200 kt pour 2025\/26, portant ses importations \u00e0 1.000 kt. La raison invoqu\u00e9e par le FAS est l\u2019acc\u00e8s en franchise de droits annonc\u00e9 par le gouvernement, jusqu\u2019\u00e0 490.000 tonnes. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Une mesure qui illustre comment les politiques commerciales nationales peuvent modifier brutalement les flux d\u2019approvisionnement.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Principaux importateurs africains de riz (milliers de tonnes)<\/p>\n<p>Pays2025\/262026\/27Observation tir\u00e9e du bulletinNig\u00e9ria2 9002 900Premier importateur africain list\u00e9 ; achats stables apr\u00e8s une hausse continue depuis 2022\/23.C\u00f4te d\u2019Ivoire1 8001 700L\u00e9ger repli des achats.S\u00e9n\u00e9galnon pr\u00e9cis\u00e91 400Acheteur structurel.Afrique du Sudnon pr\u00e9cis\u00e91 250Niveau maintenu.Guin\u00e9enon pr\u00e9cis\u00e91 100R\u00e9vision \u00e0 la baisse de 100 kt ; achats plus faibles de riz asiatique.Kenya1 000non pr\u00e9cis\u00e9R\u00e9vision \u00e0 la hausse de 200 kt en 2025\/26 ; acc\u00e8s en franchise de droits jusqu\u2019\u00e0 490 000 tonnes.Mozambique1 0501 000Baisse de 50 kt.Ghananon pr\u00e9cis\u00e9900Stagnation.Madagascarnon pr\u00e9cis\u00e9850Stagnation.Burkina Fasonon pr\u00e9cis\u00e9800Stagnation.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Source: USDA.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 l\u2019inverse, la Guin\u00e9e voit ses importations r\u00e9vis\u00e9es \u00e0 la baisse de 100 kt, \u00e0 1.100 kt pour 2026\/27, \u00aben raison d\u2019achats plus faibles de riz asiatique\u00bb. Le Mozambique, lui, passe de 1.050 kt en 2025\/26 \u00e0 1.000 kt pr\u00e9vues en 2026\/27, tandis que l\u2019Afrique du Sud maintient un niveau de 1.250 kt. Le Ghana stagne \u00e0 900 kt, Madagascar \u00e0 850 kt, et le Burkina Faso \u00e0 800 kt.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Au total, l\u2019Afrique subsaharienne importe 19 275 milliers de tonnes (kt) en 2026\/27, un volume stable par rapport \u00e0 2025\/26 mais en hausse de 25% par rapport \u00e0 2022\/23. La d\u00e9pendance s\u2019installe, voire s\u2019aggrave.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">L\u2019\u00c9gypte, seule exportatrice africaine significative<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Dans la section des exportations mondiales de riz, un seul pays africain \u00e9merge : l\u2019\u00c9gypte. Ses ventes sont pr\u00e9vues \u00e0 200 kt en 2026\/27, apr\u00e8s 150 kt en 2025\/26 et 164 kt en 2024\/25. Une performance honorable, mais qui p\u00e8se moins de 0,4% des exportations mondiales totales (62 875 kt). <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Aucun autre pays africain ne figure dans le tableau des principaux exportateurs. Un constat qui souligne la marginalisation du continent dans le commerce mondial du riz, \u00e0 l\u2019exception de quelques niches.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les prix FOB quotidiens publi\u00e9s par l\u2019USDA montrent une dynamique contrast\u00e9e parmi les grands fournisseurs. L\u2019Inde, principal exportateur mondial, affiche des cotations en hausse de 3 dollars \u00e0 358 dollars la tonne, port\u00e9es par \u00abun fort int\u00e9r\u00eat de l\u2019Afrique et de l\u2019Asie de l\u2019Est\u00bb. Le Pakistan, \u00e0 395 dollars la tonne, a vu ses prix reculer de 19 dollars sur des ventes faibles au Moyen-Orient. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le Vietnam grimpe \u00e0 437 dollars la tonne en raison d\u2019une offre limit\u00e9e, tandis que la Tha\u00eflande reste au-dessus des autres exportateurs asiatiques \u00e0 458 dollars la tonne, malgr\u00e9 une baisse de 16 dollars sur demande faible.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/economie\/autosuffisance-en-riz-la-facture-salee-des-importations-incitera-t-elle-les-pays-dafrique-a-mettre_R5JM4X6GGFC47B5UG6VTATSNRQ\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Autosuffisance en riz: la facture sal\u00e9e des importations incitera-t-elle les pays d\u2019Afrique \u00e0 mettre les bouch\u00e9es doubles?<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Pour l\u2019Afrique, ces chiffres sont cruciaux. L\u2019Inde, avec ses prix comp\u00e9titifs, confirme son r\u00f4le de premier fournisseur du continent. La hausse des cotations vietnamiennes et tha\u00eflandaises pourrait rench\u00e9rir les importations des pays africains qui se tournent vers ces origines. \u00c0 l\u2019inverse, le recul pakistanais offre une alternative potentielle, mais le bulletin ne fait pas \u00e9tat de flux massifs vers l\u2019Afrique depuis ce pays.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c9quilibres rizicoles r\u00e9gionaux en 2026\/27 en milliers de tonnes<\/p>\n<p>R\u00e9gionProductionConsommation int\u00e9rieureImportations TYStocks de cl\u00f4tureRatio stocks \/ consommationAfrique subsaharienne23 47742 72719 2754 272\u2248 10%Afrique du Nord4 2554 810780461&lt; 10%Total Afrique27 73247 53720 0554 733-<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Note: les importations sont exprim\u00e9es en ann\u00e9e commerciale (TY), les autres donn\u00e9es en ann\u00e9es de commercialisation locales, conform\u00e9ment aux d\u00e9finitions du bulletin.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Source: USDA.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le bulletin de l\u2019USDA met en lumi\u00e8re un fait marquant pour le continent africain: la Chine, longtemps per\u00e7ue comme un importateur majeur de riz, devient un fournisseur de plus en plus actif sur les march\u00e9s africains. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Dans la section \u00abTrade Changes in 2026\u00bb, les exportations chinoises sont r\u00e9vis\u00e9es \u00e0 la hausse de 200.000 tonnes, passant de 1.900.000 tonnes (estimation pr\u00e9c\u00e9dente) \u00e0 2.100.000 tonnes. La raison invoqu\u00e9e par le Foreign Agricultural Service est sans ambigu\u00eft\u00e9 \u00abdes prix comp\u00e9titifs\u00bb, qui stimulent la demande en provenance d\u2019Afrique.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le r\u00f4le grandissant de la Chine<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Ce n\u2019est pas un \u00e9pisode isol\u00e9. L\u2019aper\u00e7u global pour 2025\/26 pr\u00e9cise que \u00able commerce mondial est en hausse ce mois-ci gr\u00e2ce aux fortes ventes de la Chine vers l\u2019Afrique\u00bb. Autrement dit, la progression des exportations mondiales de riz en 2025\/26 repose en partie sur la capacit\u00e9 de P\u00e9kin \u00e0 \u00e9couler ses exc\u00e9dents vers les pays africains.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Cette dynamique est d\u2019autant plus notable que la Chine affiche des stocks de cl\u00f4ture colossaux (105.500 000 tonnes en 2025\/26, 107.000.000 tonnes pr\u00e9vues en 2026\/27) et une production int\u00e9rieure de 147.000.000 tonnes. Avec de tels volumes, elle dispose d\u2019une marge de man\u0153uvre consid\u00e9rable pour pratiquer des prix agressifs \u00e0 l\u2019exportation, y compris vers l\u2019Afrique o\u00f9 la demande est structurellement \u00e9lev\u00e9e et les acheteurs sensibles aux \u00e9carts de prix.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/afrique.le360.ma\/culture\/alimentation-africaine-90-dinformel-nourrit-les-economies-locales_K3KVNVGW7BHI7MXY5HT3JRIOCM\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Alimentation africaine: au menu, 90% d\u2019informel<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Pour les pays africains, cette offensive chinoise repr\u00e9sente \u00e0 la fois une opportunit\u00e9 de diversification des sources d\u2019approvisionnement et un risque de d\u00e9pendance accrue vis-\u00e0-vis d\u2019un fournisseur dominant, aux c\u00f4t\u00e9s de l\u2019Inde, dont les cotations \u00e0 358 dollars la tonne sont \u00e9galement port\u00e9es par un fort int\u00e9r\u00eat de l\u2019Afrique et de l\u2019Asie de l\u2019Est. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le bulletin ne d\u00e9taille pas les volumes par destination, mais la mention explicite de l\u2019Afrique comme moteur des ventes chinoises suffit \u00e0 confirmer que le continent est devenu un d\u00e9bouch\u00e9 prioritaire pour les exc\u00e9dents rizicoles chinois.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Une \u00e9volution qui m\u00e9rite attention. P\u00e9kin, qui dispose de stocks massifs et d\u2019une production int\u00e9rieure pl\u00e9thorique, devient un acteur exportateur de plus en plus visible sur le continent africain. Pour les pays africains, cela peut constituer une opportunit\u00e9 de diversification, mais aussi un risque de d\u00e9pendance accrue vis-\u00e0-vis d\u2019un seul fournisseur.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les donn\u00e9es r\u00e9gionales de stocks de cl\u00f4ture r\u00e9v\u00e8lent une fragilit\u00e9 persistante. L\u2019Afrique subsaharienne devrait finir la campagne 2026\/27 avec 4.272 kt de stocks, en l\u00e9g\u00e8re baisse par rapport aux 4.837 kt de 2025\/26. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Ce niveau ne couvre qu\u2019un dixi\u00e8me de la consommation annuelle, un ratio dangereusement bas pour une r\u00e9gion expos\u00e9e aux al\u00e9as climatiques et logistiques. L\u2019Afrique du Nord, avec 461 kt de stocks pour une consommation de 4.810 kt, affiche un ratio encore plus faible (moins de 10%).<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le bulletin ne fournit pas de d\u00e9tail par pays pour les stocks africains, mais les agr\u00e9gats suffisent \u00e0 alerter. En cas de perturbation des approvisionnements asiatiques ou de flamb\u00e9e des prix mondiaux, les marges de man\u0153uvre des \u00c9tats africains seraient extr\u00eamement r\u00e9duites.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/fr.le360.ma\/economie\/marche-du-riz-malgre-un-taux-de-couverture-de-75-la-fnir-tire-la-sonnette-dalarme-contre-les_S2LYYSXFYZBQNIQBFLNPBLHGOU\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Marche du riz: malgr\u00e9 un taux de couverture de 75%, la FNIR tire la sonnette d\u2019alarme contre les importations d\u00e9loyales<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le rapport de l\u2019USDA intervient dans un environnement marqu\u00e9 par des perturbations logistiques et g\u00e9opolitiques. Le bulletin mentionne que \u00abl\u2019escalade r\u00e9cente du conflit en mer Noire pourrait entraver les exportations russes et ukrainiennes\u00bb pour les c\u00e9r\u00e9ales. Si le riz n\u2019est pas directement concern\u00e9 par ces perturbations, il n\u2019\u00e9chappe pas aux effets indirects sur les co\u00fbts du fret et l\u2019inflation des prix alimentaires.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">De plus, la baisse de la production europ\u00e9enne de ma\u00efs et de bl\u00e9, due \u00e0 la s\u00e9cheresse, pourrait accentuer la pression sur les c\u00e9r\u00e9ales fourrag\u00e8res et, par ricochet, sur les prix du riz utilis\u00e9 comme substitut dans l\u2019alimentation animale. L\u2019Afrique, qui importe \u00e0 la fois du riz et des c\u00e9r\u00e9ales secondaires, se trouve doublement expos\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Le\u00e7ons \u00e0 tirer<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Pour les d\u00e9cideurs africains, ce bulletin de l\u2019USDA est un rappel brutal. La d\u00e9pendance aux importations de riz atteint des niveaux structurellement insoutenables. Alors que la production africaine stagne autour de 23.500 kt en Afrique subsaharienne, la consommation progresse inexorablement, port\u00e9e par la croissance d\u00e9mographique et l\u2019urbanisation. Les politiques d\u2019autosuffisance rizicole, lorsqu\u2019elles existent, peinent \u00e0 inverser la tendance.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">La mesure k\u00e9nyane de franchise de droits jusqu\u2019\u00e0 490.000 tonnes illustre un arbitrage d\u00e9licat: faciliter l\u2019acc\u00e8s au riz import\u00e9 pour soulager les consommateurs, mais au risque de d\u00e9courager la production locale. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 l\u2019inverse, la baisse des importations guin\u00e9ennes li\u00e9e \u00e0 des achats asiatiques plus faibles montre la vuln\u00e9rabilit\u00e9 face \u00e0 des fournisseurs concentr\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">L\u2019Afrique du Sud, le S\u00e9n\u00e9gal, la C\u00f4te d\u2019Ivoire ou le Nig\u00e9ria, tous d\u00e9pendants \u00e0 plus de 50% des importations pour leur consommation, gagneraient \u00e0 renforcer leurs infrastructures de stockage, diversifier leurs sources d\u2019approvisionnement et, surtout, investir massivement dans la riziculture locale. Sans cela, le continent restera un acteur passif sur un march\u00e9 mondial domin\u00e9 par l\u2019Asie, expos\u00e9 aux moindres soubresauts de prix et de logistique.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">En d\u00e9finitive, le bulletin de l\u2019USDA du 12 ao\u00fbt 2026 n\u2019apporte pas de surprise, mais il confirme une trajectoire inqui\u00e9tante. L\u2019Afrique subsaharienne importe pr\u00e8s de la moiti\u00e9 de son riz, ses stocks sont maigres, et ses exportations quasi inexistantes. <\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Les dynamiques asiatiques dictent le quotidien alimentaire de centaines de millions d\u2019Africains. L\u2019urgence d\u2019une souverainet\u00e9 rizicole n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aussi criante.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Si le rapport de USDA s\u2019ouvre sur les c\u00e9r\u00e9ales europ\u00e9ennes (bl\u00e9 et ma\u00efs en berne sous l\u2019effet de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":389323,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_share_on_mastodon":"0"},"categories":[62],"tags":[64,356,21136,1153,27353,79,2387,7989,80,4285,123,122,12323,159,9603],"class_list":["post-389322","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-afrique","tag-afrique","tag-afrique-du-sud","tag-asie","tag-burkina-faso","tag-cote-d-ivoire","tag-ghana","tag-guinee","tag-importations","tag-kenya","tag-madagascar","tag-mozambique","tag-nigeria","tag-riz","tag-senegal","tag-usda"],"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@africa\/117135036372666993","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/389322","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=389322"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/389322\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media\/389323"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=389322"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=389322"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=389322"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}