{"id":4787,"date":"2026-01-05T10:33:05","date_gmt":"2026-01-05T10:33:05","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/4787\/"},"modified":"2026-01-05T10:33:05","modified_gmt":"2026-01-05T10:33:05","slug":"la-medaille-de-linnovation-du-cnrs-est-une-reconnaissance-legitime-de-mon-parcours","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/4787\/","title":{"rendered":"\u00ab La M\u00e9daille de l\u2019Innovation du CNRS est une reconnaissance l\u00e9gitime de mon parcours \u00bb"},"content":{"rendered":"<p>\t\t\t\t\t &#8211; En d\u00e9cembre 2025, vous recevez coup sur coup le Prix Axel Kahn et la M\u00e9daille de l&#8217;Innovation. Que repr\u00e9sente pour vous cette reconnaissance du CNRS ? Est-ce pour vous le signe que la soci\u00e9t\u00e9 prend enfin la pleine mesure de l&#8217;enjeu \u00e9thique que repr\u00e9sente le soulagement de la douleur ? &#13;\t\t\t\t\t <br \/>&#8211; Les deux distinctions ont pour moi une valeur immense. Elles viennent r\u00e9compenser plus de vingt ann\u00e9es de recherche fondamentale men\u00e9e au sein de mon \u00e9quipe \u00e0 l\u2019IBDM (Institut de Biologie du D\u00e9veloppement de Marseille), ainsi que six ann\u00e9es de travail intense au sein de la biotech Tafalgie Therapeutics, que j\u2019ai fond\u00e9e avec l\u2019entrepreneur Eric Schettini. Le Prix Axel Kahn d\u00e9cern\u00e9 par la Ligue contre le cancer rev\u00eat une signification toute particuli\u00e8re. Le cancer constitue une double peine : \u00eatre confront\u00e9 \u00e0 la maladie et, en plus, subir des douleurs provoqu\u00e9es soit par le cancer lui-m\u00eame, soit par les traitements. Cette souffrance est profond\u00e9ment injuste et difficilement supportable. La M\u00e9daille de l\u2019Innovation du CNRS repr\u00e9sente quant \u00e0 elle \u00e0 la fois un grand honneur et une reconnaissance l\u00e9gitime de mon parcours de chercheur au sein de cette institution d\u2019excellence. Le CNRS a r\u00e9cemment renforc\u00e9 sa strat\u00e9gie visant \u00e0 encourager ses chercheurs \u00e0 s\u2019engager dans l\u2019innovation. C\u2019est une orientation essentielle. Toutes les d\u00e9couvertes issues de la recherche fondamentale qui peuvent \u00eatre transform\u00e9es en innovations concr\u00e8tes doivent l\u2019\u00eatre. Il s\u2019agit d\u2019un v\u00e9ritable devoir, puisque nos travaux de recherche sont financ\u00e9s par les fonds du contribuable fran\u00e7ais. La soci\u00e9t\u00e9 investit dans la connaissance, et il est donc imp\u00e9ratif, quand cela est possible, de valoriser ces investissements en g\u00e9n\u00e9rant des innovations susceptibles d\u2019am\u00e9liorer la sant\u00e9, la qualit\u00e9 de vie et le progr\u00e8s technologique. Recevoir cette distinction me conforte dans l\u2019id\u00e9e que la recherche fondamentale et l\u2019innovation ne sont pas des d\u00e9marches s\u00e9par\u00e9es, mais des \u00e9tapes compl\u00e9mentaires d\u2019un m\u00eame processus. Elle illustre \u00e9galement l\u2019importance d\u2019une institution comme le CNRS, capable d\u2019offrir \u00e0 ses chercheurs un environnement favorable au risque et \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9, indispensable pour faire \u00e9merger des solutions de rupture et relever les grands d\u00e9fis de notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>&#8211; Quel a \u00e9t\u00e9 l&#8217;\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur ou la d\u00e9couverte majeure au sein de l\u2019Institut de Biologie du D\u00e9veloppement de Marseille (IBDM) qui vous a fait comprendre que vos recherches sur les m\u00e9canismes mol\u00e9culaires de la douleur pouvaient mener \u00e0 une innovation th\u00e9rapeutique ? &#13;\t\t\t\t\t <br \/>&#13;\t\t\t\t\t <br \/>&#8211; L\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9tude d\u2019une anomalie g\u00e9n\u00e9tique rare chez l\u2019\u00eatre humain appel\u00e9e \u00ab insensibilit\u00e9 cong\u00e9nitale \u00e0 la douleur \u00bb. Cette pathologie est due \u00e0 l\u2019absence des neurones sensoriels responsables de la d\u00e9tection de tous les types de douleur, m\u00e9caniques, thermiques ou chimiques. Elle d\u00e9montre de fa\u00e7on tr\u00e8s claire que les neurones sensoriels sont indispensables \u00e0 notre capacit\u00e9 \u00e0 percevoir les signaux susceptibles d\u2019entra\u00eener des l\u00e9sions tissulaires. Cette observation fondamentale a \u00e9galement fait \u00e9merger une id\u00e9e cl\u00e9. Ces neurones pouvaient constituer des cibles th\u00e9rapeutiques particuli\u00e8rement pertinentes pour le traitement de la douleur. Lorsque je suis revenu des \u00c9tats-Unis, j\u2019avais une id\u00e9e tr\u00e8s pr\u00e9cise en t\u00eate : comprendre le r\u00f4le des neurones sensoriels somatiques dans la modulation de la douleur post-l\u00e9sionnelle. J\u2019ai alors propos\u00e9 au CNRS un projet de recherche extr\u00eamement ambitieux, structur\u00e9 en trois volets : \u00e0 court, moyen et long termes. La difficult\u00e9 r\u00e9sidait dans le fait que le succ\u00e8s du troisi\u00e8me d\u00e9pendait enti\u00e8rement de la r\u00e9ussite des deux premiers. C\u2019est ce que l\u2019on appelle la \u00ab culture du risque \u00bb. Le CNRS offre la chance rare de pouvoir porter ce type de projets risqu\u00e9s, mais \u00e0 fort potentiel d\u2019impact. J\u2019ai eu la chance de pouvoir en faire l\u2019exp\u00e9rience. Nous avons d\u2019abord travaill\u00e9 \u00e0 caract\u00e9riser la diversit\u00e9 des neurones sensoriels somatiques. Cette id\u00e9e m\u2019\u00e9tait venue lorsque je travaillais encore dans le laboratoire du professeur Ardem Patapoutian, avec qui j\u2019ai eu l\u2019honneur de contribuer \u00e0 des d\u00e9couvertes majeures qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9compens\u00e9es par le Prix Nobel en 2021. \u00c0 l\u2019IBDM, mon \u00e9quipe a apport\u00e9 une contribution d\u00e9terminante \u00e0 la compr\u00e9hension de la diversit\u00e9 mol\u00e9culaire de ces neurones. Nous nous sommes ensuite int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 leur sp\u00e9cialisation fonctionnelle. L\u00e0 encore, notre \u00e9quipe a \u00e9t\u00e9 pionni\u00e8re. Nous avons fait le choix de d\u00e9velopper une approche exp\u00e9rimentale fond\u00e9e sur l\u2019utilisation de souris dites \u00ab versatiles \u00bb. Ce sont des mod\u00e8les g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s qui permettent d\u2019inactiver des g\u00e8nes de mani\u00e8re tr\u00e8s cibl\u00e9e dans des sous-populations sp\u00e9cifiques de neurones sensoriels, mais aussi d\u2019activer, d\u2019inactiver ou m\u00eame d\u2019\u00e9liminer s\u00e9lectivement ces populations. Il est \u00e9galement possible de les marquer gr\u00e2ce \u00e0 des mol\u00e9cules fluorescentes. C\u2019est un outil d\u2019une puissance exceptionnelle, mais qui demande du temps : environ deux ans et demi sont n\u00e9cessaires avant d\u2019obtenir les premi\u00e8res lign\u00e9es exploitables. Nous avons ensuite eu une part de chance scientifique. Le g\u00e8ne TAFA4 a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des tout premiers que nous avons \u00e9tudi\u00e9s avec ces mod\u00e8les. Il s\u2019est imm\u00e9diatement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 extr\u00eamement prometteur. Lorsque nous l\u2019inactivions, les souris d\u00e9veloppaient des douleurs chroniques. \u00c0 l\u2019inverse, lorsque nous administrions la prot\u00e9ine TAFA4 de mani\u00e8re exog\u00e8ne, ces douleurs disparaissaient. Nous avons alors d\u00e9couvert que ce g\u00e8ne codait pour une prot\u00e9ine jusque-l\u00e0 inconnue, s\u00e9cr\u00e9t\u00e9e par un sous-type tr\u00e8s particulier de neurones sensoriels : les m\u00e9cano-r\u00e9cepteurs C \u00e0 bas seuil (C-LTMRs), classiquement impliqu\u00e9s dans la sensation de toucher plaisant. Progressivement, nous avons compris que ces neurones jouaient \u00e9galement un r\u00f4le cl\u00e9 dans la modulation de la douleur post-l\u00e9sionnelle, apr\u00e8s un choc, une blessure, une inflammation, une intervention chirurgicale, dans l\u2019arthrose ou encore dans le contexte tumoral. C\u2019est \u00e0 ce moment pr\u00e9cis que le lien entre recherche fondamentale et innovation th\u00e9rapeutique est devenu \u00e9vident.&#13;\t\t\t\t\t <\/p>\n<p>&#8211; Vous avez identifi\u00e9 une prot\u00e9ine, la TAFA4, qui semble agir comme un analg\u00e9sique naturel. En quoi cette piste est-elle r\u00e9volutionnaire par rapport aux traitements actuels ? &#13;\t\t\t\t\t <br \/>&#13;\t\t\t\t\t <br \/>&#8211; Cette piste est v\u00e9ritablement r\u00e9volutionnaire parce qu\u2019elle repose sur un m\u00e9canisme d\u2019action totalement in\u00e9dit. La grande majorit\u00e9 des antalgiques actuellement disponibles agissent soit sur des r\u00e9cepteurs coupl\u00e9s aux prot\u00e9ines G, comme la morphine et ses d\u00e9riv\u00e9s, les cannabino\u00efdes ou certains r\u00e9cepteurs m\u00e9tabotropiques du GABA, soit sur des canaux ioniques voltage- d\u00e9pendants. Ces approches ont en commun de modifier fortement l\u2019activit\u00e9 globale du syst\u00e8me nerveux central, ce qui explique la fr\u00e9quence d\u2019effets ind\u00e9sirables tels que la s\u00e9dation, les troubles cognitifs et de la vigilance, la somnolence, les vertiges, les naus\u00e9es, la constipation, ou encore le risque de d\u00e9pendance et d\u2019addiction. TAFA4 fonctionne tout autrement. Lorsqu\u2019elle se fixe \u00e0 son r\u00e9cepteur, elle envoie un signal direct \u00e0 la fibre nerveuse l\u00e9s\u00e9e, lui indiquant de r\u00e9duire son activit\u00e9 m\u00e9tabolique. En d\u2019autres termes, elle \u00ab apaise \u00bb sp\u00e9cifiquement le neurone concern\u00e9 et diminue la quantit\u00e9 d\u2019informations douloureuses transmises \u00e0 la moelle \u00e9pini\u00e8re, qui est le centre int\u00e9grateur de la douleur. Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019\u00e9teindre le cerveau, mais de r\u00e9guler finement le message douloureux \u00e0 sa source. TAFA4 pr\u00e9sente par ailleurs deux avantages majeurs par rapport aux traitements actuels. Premi\u00e8rement, elle peut \u00eatre administr\u00e9e de fa\u00e7on r\u00e9p\u00e9t\u00e9e pendant plusieurs semaines sans ph\u00e9nom\u00e8ne de tol\u00e9rance. Contrairement \u00e0 la plupart des antidouleurs disponibles, son efficacit\u00e9 antalgique ne diminue pas avec le temps. Deuxi\u00e8mement, elle poss\u00e8de un effet pr\u00e9ventif tout \u00e0 fait remarquable. Administr\u00e9e en amont d\u2019un \u00e9v\u00e9nement \u00e0 risque, par exemple avant une intervention chirurgicale, elle pourrait emp\u00eacher l\u2019installation de douleurs chroniques. Cette capacit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9venir, et pas seulement \u00e0 soulager, conf\u00e8re \u00e0 TAFA4 un caract\u00e8re v\u00e9ritablement unique et ouvre des perspectives th\u00e9rapeutiques enti\u00e8rement nouvelles.&#13;\t\t\t\t\t <\/p>\n<p>&#8211; Vous avez \u00e9t\u00e9 form\u00e9 aupr\u00e8s d&#8217;Ardem Patapoutian (Prix Nobel 2021). Qu&#8217;est-ce que ce parcours international vous a appris sur la n\u00e9cessit\u00e9 de transformer la science fondamentale en solutions concr\u00e8tes pour les patients ? &#13;\t\t\t\t\t <br \/>&#13;\t\t\t\t\t <br \/>&#8211; Ce que j\u2019ai sans doute le plus appris aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019Ardem Patapoutian (Ardem, comme je l\u2019appelle, car nous sommes devenus de vrais amis) c\u2019est que la recherche de tr\u00e8s haut niveau repose avant tout sur la capacit\u00e9 \u00e0 poser les bonnes questions, au bon moment. Savoir identifier ce qui est v\u00e9ritablement fondamental, ce qui peut faire basculer un champ de recherche, et ce qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre explor\u00e9 en profondeur. Lorsque j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de quitter son laboratoire pour cr\u00e9er le mien \u00e0 Marseille, j\u2019ai longuement \u00e9chang\u00e9 avec lui sur les projets que je souhaitais d\u00e9velopper. Je me souviens tr\u00e8s bien de son sourire approbateur, presque complice. \u00c0 ce moment-l\u00e0, j\u2019ai compris que, pour lui, sa mission de mentor \u00e9tait accomplie : il avait form\u00e9 un chercheur ind\u00e9pendant, capable de prendre du recul sur son domaine, d\u2019en analyser les zones encore inexplor\u00e9es et d\u2019identifier les angles d\u2019attaque les plus prometteurs. Ce sourire signifiait, \u00e0 mes yeux : \u00ab Vas-y Aziz, fonce. Les questions que tu poses sont les bonnes, et elles m\u00e8neront \u00e0 des d\u00e9couvertes importantes \u00bb. Avec le recul, je pense qu\u2019il avait vu juste. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette libert\u00e9 intellectuelle, nourrie par une formation internationale exigeante, qui m\u2019a permis de faire le lien entre recherche fondamentale et innovation th\u00e9rapeutique, et de porter aujourd\u2019hui des projets dont l\u2019objectif ultime reste inchang\u00e9 : am\u00e9liorer concr\u00e8tement la vie des patients.&#13;\t\t\t\t\t <\/p>\n<p>&#8211; Vous \u00eates une figure de la r\u00e9ussite scientifique marocaine \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger. Quel regard portez-vous sur le potentiel de la recherche au Maroc et quel &#8220;mot de la fin&#8221; adresseriez-vous \u00e0 vos confr\u00e8res rest\u00e9s au pays pour encourager l&#8217;innovation de demain ? &#13;\t\t\t\t\t <br \/>&#13;\t\t\t\t\t <br \/>&#8211; Mon parcours \u00e0 l\u2019\u00e9tranger m\u2019a appris une chose essentielle : l\u2019excellence scientifique n\u2019a pas de fronti\u00e8res. Ce qui fait r\u00e9ellement la diff\u00e9rence, ce sont les conditions dans lesquelles les chercheurs \u00e9voluent, la stabilit\u00e9 des moyens qui leur sont accord\u00e9s et la confiance qu\u2019une soci\u00e9t\u00e9 place dans la recherche. Lorsqu\u2019un pays investit durablement dans la recherche fondamentale, valorise la prise de risque et encourage la transformation des d\u00e9couvertes en innovations concr\u00e8tes, la science devient alors un puissant moteur de d\u00e9veloppement \u00e9conomique, social et sanitaire. Le Maroc dispose d\u2019un potentiel scientifique consid\u00e9rable, port\u00e9 par des chercheurs talentueux et une jeunesse avide de connaissances. Pour lib\u00e9rer pleinement ce potentiel, il est essentiel de renforcer les \u00e9cosyst\u00e8mes de recherche, de favoriser les collaborations internationales et de cr\u00e9er de v\u00e9ritables passerelles entre le monde acad\u00e9mique, l\u2019innovation et l\u2019industrie. Le message que j\u2019aimerais adresser \u00e0 mes confr\u00e8res rest\u00e9s ou revenus au pays est simple : osez. Osez poser des questions ambitieuses, osez explorer des voies nouvelles et vous engager dans des programmes de recherche internationaux. Osez aussi solliciter la diaspora scientifique, qui constitue une ressource pr\u00e9cieuse pour cr\u00e9er des ponts, partager des exp\u00e9riences et accompagner l\u2019\u00e9mergence d\u2019un \u00e9cosyst\u00e8me d\u2019innovation solide et visible \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale. Pour ma part, je r\u00e9pondrai toujours pr\u00e9sent pour contribuer \u00e0 la valorisation de la recherche marocaine et \u00e0 son rayonnement international. Mais cette ambition ne pourra pleinement se concr\u00e9tiser que si les pouvoirs publics accordent \u00e0 l\u2019\u00e9ducation et \u00e0 la recherche la place strat\u00e9gique qu\u2019elles m\u00e9ritent. Un pays qui investit dans l\u2019\u00e9ducation et la recherche est un pays qui se donne les moyens de construire un avenir durable et souverain.&#13;\t\t\t\t\t <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"&#8211; En d\u00e9cembre 2025, vous recevez coup sur coup le Prix Axel Kahn et la M\u00e9daille de l&#8217;Innovation.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4788,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[41],"tags":[554,553,555,556,563,565,560,567,561,557,162,566,564,558,559,158,562,248,239,310,568],"class_list":{"0":"post-4787","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-maroc","8":"tag-actualites","9":"tag-actualites-et-infos-au-maroc","10":"tag-actualites-et-infos-mondiale","11":"tag-actualites-marocaines-du-jour","12":"tag-alimentation","13":"tag-analyses","14":"tag-art-de-vivre","15":"tag-chronique","16":"tag-consommation-et-bien-etre","17":"tag-culture","18":"tag-economie","19":"tag-edito","20":"tag-etudes","21":"tag-insolite","22":"tag-loisirs","23":"tag-maroc","24":"tag-mode","25":"tag-politique","26":"tag-societe","27":"tag-sport","28":"tag-tribune"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4787","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4787"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4787\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4788"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4787"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4787"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4787"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}