{"id":8291,"date":"2026-01-07T01:12:18","date_gmt":"2026-01-07T01:12:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/8291\/"},"modified":"2026-01-07T01:12:18","modified_gmt":"2026-01-07T01:12:18","slug":"marche-mondial-du-gnl-le-maroc-se-positionne-dans-un-cycle-dabondance-energetique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/8291\/","title":{"rendered":"March\u00e9 mondial du GNL: le Maroc se positionne dans un cycle d\u2019abondance \u00e9nerg\u00e9tique"},"content":{"rendered":"<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">L\u2019industrie mondiale du gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 s\u2019appr\u00eate \u00e0 entrer, \u00e0 partir de 2027, dans une phase d\u2019expansion sans pr\u00e9c\u00e9dent. D\u2019apr\u00e8s le <a href=\"https:\/\/www.bloomberg.com\/professional\/insights\/commodities\/global-lng-market-outlook-2030\/\" target=\"_self\" rel=\"nofollow noopener\" title=\"https:\/\/www.bloomberg.com\/professional\/insights\/commodities\/global-lng-market-outlook-2030\/\">rapport<\/a> Perspectives du march\u00e9 mondial du GNL 2030 publi\u00e9 par Bloomberg, la mont\u00e9e en puissance simultan\u00e9e de nouveaux projets aux \u00c9tats-Unis, au Qatar et en Afrique du Nord devrait porter l\u2019offre globale \u00e0 594 millions de tonnes \u00e0 l\u2019horizon 2030, contre environ 418 millions de tonnes en 2024. Cette progression de 42% traduirait une rupture structurelle dans l\u2019\u00e9quilibre entre offre et demande, avec l\u2019\u00e9mergence d\u2019un surplus durable de l\u2019ordre de 15 millions de tonnes sur les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Selon Bloomberg, ce sc\u00e9nario central demeure toutefois expos\u00e9 \u00e0 des facteurs de volatilit\u00e9, marqu\u00e9 par les tensions g\u00e9opolitiques, la fragilit\u00e9 des cha\u00eenes logistiques et les risques de retards dans la mise en service de certaines capacit\u00e9s qui pourraient infl\u00e9chir la trajectoire anticip\u00e9e. N\u00e9anmoins, la probabilit\u00e9 d\u2019un march\u00e9 durablement exc\u00e9dentaire pose une question strat\u00e9gique majeure pour les pays producteurs et importateurs: comment se pr\u00e9munir contre la cyclicit\u00e9 des prix.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Pour le continent africain, cette \u00e9quation rev\u00eat une dimension particuli\u00e8re dans une dynamique o\u00f9 l\u2019Afrique dispose de r\u00e9serves gazi\u00e8res significatives, sa capacit\u00e9 \u00e0 transformer cette richesse en levier de d\u00e9veloppement int\u00e9rieur reste contrainte par des infrastructures insuffisantes et une orientation historiquement tourn\u00e9e vers l\u2019exportation. C\u2019est dans ce contexte que le Maroc entend inscrire sa strat\u00e9gie, en se positionnant \u00e0 la fois comme plateforme logistique, hub \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9gional et point d\u2019ancrage de nouvelles cha\u00eenes de valeur gazi\u00e8res.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Dans un syst\u00e8me \u00e9nerg\u00e9tique africaine en recomposition, le Maroc appara\u00eet comme un cas singulier. D\u00e9pourvu de ressources gazi\u00e8res abondantes comparables \u00e0 celles de l\u2019Alg\u00e9rie ou du Nigeria, le Royaume mise sur sa position g\u00e9ographique, ses infrastructures portuaires et sa strat\u00e9gie industrielle pour capter les flux du GNL mondial et les convertir en comp\u00e9titivit\u00e9 \u00e9conomique.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/fr.le360.ma\/economie\/le-maroc-mise-sur-le-gaz-naturel-liquefie-pour-securiser-sa-transition-energetique_HTPK6L4NSVCBJBT4X224VBZAKQ\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Le Maroc mise sur le gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 pour s\u00e9curiser sa transition \u00e9nerg\u00e9tique<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Selon Bloomberg, l\u2019Afrique du Nord demeure aujourd\u2019hui l\u2019un des principaux bassins de production gazi\u00e8re du continent. Toutefois, cette pr\u00e9\u00e9minence est appel\u00e9e \u00e0 s\u2019\u00e9roder progressivement. Les analyses de l\u2019African Energy Chamber indiquent que la part de l\u2019Afrique du Nord dans la production gazi\u00e8re africaine pourrait reculer \u00e0 40% d\u2019ici 2035, \u00e0 mesure que les capacit\u00e9s de l\u2019Afrique subsaharienne montent en r\u00e9gime. \u00c0 plus long terme, l\u2019offre de GNL subsaharienne pourrait \u00eatre multipli\u00e9e par quatre d\u2019ici 2050, tandis que la demande int\u00e9rieure africaine progresserait de 60%, passant de 55 milliards de m\u00e8tres cubes en 2020 \u00e0 pr\u00e8s de 90 milliards.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Nador West Med, futur hub gazier marocain<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">En cours de r\u00e9alisation sur la fa\u00e7ade m\u00e9diterran\u00e9enne, le port de Nador West Med constitue la pierre angulaire de cette strat\u00e9gie. Ce complexe portuaire de nouvelle g\u00e9n\u00e9ration doit entrer en exploitation au second semestre 2026. Con\u00e7u comme un p\u00f4le int\u00e9gr\u00e9, il proposera, dans sa phase initiale, pr\u00e8s de 800 hectares d\u00e9di\u00e9s aux activit\u00e9s industrielles, avec une extension programm\u00e9e pouvant atteindre 5.000 hectares \u00e0 terme.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Selon les informations reprises par Bloomberg et confirm\u00e9es par les autorit\u00e9s nationales, Nador West Med accueillera la premi\u00e8re infrastructure marocaine de gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 sous la forme d\u2019une unit\u00e9 flottante de stockage et de regaz\u00e9ification (FSRU). Reli\u00e9e par gazoduc aux bassins industriels du nord-ouest du Royaume, cette installation vise \u00e0 s\u00e9curiser l\u2019approvisionnement en gaz des centrales \u00e9lectriques et des plateformes industrielles, tout en offrant une flexibilit\u00e9 face aux fluctuations des march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p lang=\"fr\">Terminal \u00e0 conteneurs et logistique portuaire.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.le360.ma\/pf\/resources\/images\/back.svg?d=289\" width=\"10\" height=\"20\"\/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.le360.ma\/pf\/resources\/images\/next.svg?d=289\" width=\"10\" height=\"20\"\/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.le360.ma\/pf\/resources\/images\/fullscreen.svg?d=289\" width=\"28\" height=\"28\"\/><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.le360.ma\/pf\/resources\/images\/pause.svg?d=289\" width=\"30\" height=\"30\"\/><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Cette orientation s\u2019inscrit dans une logique de diversification du mix \u00e9nerg\u00e9tique et de r\u00e9duction progressive de la d\u00e9pendance aux combustibles les plus carbon\u00e9s. Elle traduit \u00e9galement une volont\u00e9 d\u2019anticiper la baisse tendancielle des prix du GNL dans un contexte de surplus mondial, afin de transformer cette abondance en avantage comp\u00e9titif pour l\u2019industrie nationale.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Plus au sud, le projet du port atlantique de Dakhla constitue une autre pi\u00e8ce ma\u00eetresse de la strat\u00e9gie nationale. D\u2019un co\u00fbt estim\u00e9 \u00e0 environ un milliard de dollars, ce complexe portuaire, dont l\u2019ach\u00e8vement est pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019horizon 2028, se distinguera par une profondeur de 23 m\u00e8tres, la plus importante du Royaume. Cette caract\u00e9ristique technique permettra l\u2019accueil de navires de grande capacit\u00e9 et l\u2019implantation d\u2019industries lourdes \u00e0 forte intensit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique. Autour du port, pr\u00e8s de 1.600 hectares seront r\u00e9serv\u00e9s aux activit\u00e9s industrielles, tandis que 5.200 hectares de terres agricoles irrigu\u00e9es par dessalement viendront compl\u00e9ter l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me \u00e9conomique local. Comme un pivot vers le sud, le Maroc positionne Dakhla comme une porte d\u2019entr\u00e9e strat\u00e9gique pour les \u00e9changes entre l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, le Sahel et les march\u00e9s internationaux.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 terme, le port de Dakhla devrait \u00e9galement int\u00e9grer des infrastructures d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l\u2019exportation d\u2019hydrog\u00e8ne vert et de ses d\u00e9riv\u00e9s, d\u00e8s l\u2019entr\u00e9e en production de cette fili\u00e8re. Dans cette perspective, le GNL est per\u00e7u comme une \u00e9nergie de transition, appel\u00e9e \u00e0 soutenir l\u2019industrialisation et la production \u00e9lectrique avant la mont\u00e9e en puissance des \u00e9nergies renouvelables \u00e0 grande \u00e9chelle.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Une logique de hub \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9gional<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Au-del\u00e0 des infrastructures portuaires, la strat\u00e9gie nationale s\u2019inscrit dans une vision plus large de hub \u00e9nerg\u00e9tique r\u00e9gional. Le Royaume est au c\u0153ur de plusieurs projets transnationaux majeurs, dont le gazoduc Nigeria-Maroc, estim\u00e9 \u00e0 environ 25 milliards de dollars. Cet ouvrage, destin\u00e9 \u00e0 traverser treize pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest avant de rejoindre la fa\u00e7ade atlantique nord-africaine, vise \u00e0 connecter les importantes r\u00e9serves nig\u00e9rianes aux march\u00e9s r\u00e9gionaux et europ\u00e9ens.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">La conversion du gaz en \u00e9lectricit\u00e9 constitue l\u2019un des axes centraux de cette strat\u00e9gie continentale. Selon l\u2019African Energy Chamber, le gaz naturel pourrait fournir jusqu\u2019\u00e0 45% de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 africaine \u00e0 l\u2019horizon 2050. Plusieurs pays, dont le Nigeria, l\u2019Afrique du Sud, le S\u00e9n\u00e9gal ou le Ghana, ont int\u00e9gr\u00e9 cet objectif dans leurs strat\u00e9gies \u00e9nerg\u00e9tiques nationales.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Pour le Maroc, cette orientation rev\u00eat une importance particuli\u00e8re. L\u2019acc\u00e8s \u00e0 une \u00e9nergie plus comp\u00e9titive et plus stable est consid\u00e9r\u00e9 comme un facteur cl\u00e9 pour soutenir la mont\u00e9e en gamme industrielle, attirer les investissements directs \u00e9trangers et accompagner le d\u00e9veloppement de secteurs \u00e0 forte intensit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique, tels que la chimie, la m\u00e9tallurgie ou les mat\u00e9riaux de construction.<\/p>\n<p class=\"interstitial-link block-margin-bottom\">Lire aussi : <a href=\"https:\/\/fr.le360.ma\/economie\/terminal-gnl-extension-du-reseau-de-gazoducs-lappel-doffres-attendu-avant-la-fin-du-mois_GI5WM6NHABAWBPQ5LTN22R4R3I\/\" aria-label=\"Ouvrir un article associ\u00e9\" class=\"default__StyledLink-sc-10mj2vp-1 kkYPzd\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Terminal GNL, extension du r\u00e9seau de gazoducs: l\u2019appel d\u2019offres attendu avant la fin du mois<\/a><\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Malgr\u00e9 les perspectives d\u2019abondance, le rapport Perspectives du march\u00e9 mondial du GNL 2030 rappelle que le march\u00e9 demeure expos\u00e9 \u00e0 des chocs exog\u00e8nes. Les crises g\u00e9opolitiques, les arbitrages politiques en mati\u00e8re de transition \u00e9nerg\u00e9tique et les contraintes financi\u00e8res peuvent rapidement reconfigurer les \u00e9quilibres. Ainsi, la strat\u00e9gie nationale appara\u00eet comme une tentative de r\u00e9duction de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 aux cycles internationaux. En d\u00e9veloppant des infrastructures orient\u00e9es vers les usages domestiques et r\u00e9gionaux, le Royaume cherche \u00e0 transformer le GNL en instrument de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique plut\u00f4t qu\u2019en simple commodit\u00e9 soumise aux al\u00e9as des march\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">Comme le souligne le pr\u00e9sident ex\u00e9cutif de l\u2019African Energy Chamber, NJ Ayuk, cit\u00e9 dans les analyses sectorielles reprises par Bloomberg, \u00ables seuls projets d\u2019exportation ne garantiront pas l\u2019avenir \u00e9nerg\u00e9tique de l\u2019Afrique\u00bb. L\u2019enjeu r\u00e9side dans la capacit\u00e9 \u00e0 convertir l\u2019augmentation de la production en acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9, en d\u00e9veloppement industriel et en r\u00e9silience \u00e9conomique.<\/p>\n<p class=\"default__StyledText-sc-10mj2vp-0 CxBBS body-paragraph\">\u00c0 l\u2019horizon 2030, le march\u00e9 mondial du GNL devrait ainsi entrer dans une phase de maturit\u00e9 marqu\u00e9e par l\u2019abondance et la concurrence. Dans cette configuration, le Maroc ne se positionne ni comme un grand producteur ni comme un simple importateur, mais comme un pivot logistique et industriel capable d\u2019articuler flux mondiaux et besoins r\u00e9gionaux. Ainsi, cette approche pourrait conf\u00e9rer au Royaume un r\u00f4le croissant dans l\u2019architecture \u00e9nerg\u00e9tique africaine, \u00e0 condition que les projets annonc\u00e9s respectent leurs calendriers et que les investissements n\u00e9cessaires soient mobilis\u00e9s. \u00c0 d\u00e9faut, le risque serait de voir le surplus mondial de GNL se traduire par une volatilit\u00e9 accrue, sans retomb\u00e9es structurelles pour les \u00e9conomies locales.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019industrie mondiale du gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 s\u2019appr\u00eate \u00e0 entrer, \u00e0 partir de 2027, dans une phase d\u2019expansion sans&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":8292,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[41],"tags":[5767,5765,5766,5443,158],"class_list":{"0":"post-8291","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-maroc","8":"tag-bloomberg","9":"tag-energie","10":"tag-gaz","11":"tag-gnl","12":"tag-maroc"},"share_on_mastodon":{"url":"","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8291","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8291"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8291\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8292"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8291"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8291"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/africa\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8291"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}