Nicolas Sarkozy à son arrivée au Palais de Justice pour la suite des réquisitions dans le procès en appel des soupçons de financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007. HENRIQUE CAMPOS/HANS LUCAS VIA AFP
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Les mâchoires sont serrées, les yeux toujours fixés devant lui. Depuis lundi matin, et le début du réquisitoire, Nicolas Sarkozy n’a pas eu un regard pour l’avocat général, qui, a quelques mètres de lui, déroule un argumentaire implacable. Mardi, au deuxième jour des réquisitions, Nicolas Sarkozy n’a pas changé de postures. Jambes pliées, menton haut, regard courroucé, à peine quelques hochements de tête réprobateurs. Les mots, eux, sont encore plus durs, tranchants, assassins.
Le procès libyen touche à son fin et le président de la cour d’appel a laissé aux avocats généraux trois journées pour détailler les chefs d’accusations les uns après les autres, avant de conclure, demain, mercredi 13 mai, par le détail des peines demandées contre les 11 prévenus. En première instan…
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