À Nairobi, le sommet Africa Forward a d’abord vu l’organisation d’un forum d’affaire foisonnant, avec des milliers d’entrepreneurs africains et français bien décidés à se rencontrer et à conclure des accords. Résultat : 23 milliards d’euros d’investissements au total ont été annoncés par des sociétés françaises et africaines, rapporte notre envoyé spécial à Nairobi, Alexis Bedu. Dans le détail, ont été annoncés 14 milliards d’investissements français, et 9 milliards d’investissements africains, dans les secteurs de la transition énergétique, du numérique, de l’économie bleue, de l’agriculture ou encore de la santé.
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Des rencontres entre chefs d’entreprises et chefs d’État
Une coalition de chefs d’entreprises a d’ailleurs rencontré les différents chefs d’État. Face à Paul Kagame, Alassane Ouattara, Emmanuel Macron et William Ruto, se trouvaient le milliardaire nigérian Aliko Dangoté ou encore le PDG français de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, pour « une discussion franche » sur l’environnement des affaires.
« Ça a été très bien reçu, commente Nachouat Meghouar, directrice générale de la French-African Foundation. Parmi les demandes des CEO aux chefs d’État : pouvoir avoir encore plus de partenariats public-privé, permettre plus de visibilité sur les réglementations, et surtout, pouvoir accélérer les investissements sur le continent, faciliter les mécanismes de de-risking. »
Mardi 12 mai, le bal des annonces s’est poursuivi. Par exemple, ce nouveau projet de câble sous-marin porté par Orange pour renforcer la connectivité entre l’Europe et l’Afrique. Un sommet dense qui avait un objectif principal : affirmer une ligne directrice en terme de partenariat entre la France et l’Afrique.
Macron et Ruto saluent le renouvellement du « partenariat » avec la France
Au niveau politique, beaucoup de discussions se sont tenues, mais elles auront abouti à moins de choses concrètes, rapporte notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard.
Parmi les annonces : un appel à l’action des dirigeants africains pour réduire les déséquilibres mondiaux affectant les économies du continent. Appel qui devra être porté par les présidents Emmanuel Macron et William Ruto au sommet du G7, en France le mois prochain.
Lors de ces deux jours, sur place, peu de voix critiques ont émergé sur la place de la France sur le continent. Ceux qui avaient fait le déplacement étaient là pour nouer des partenariats. Avec l’Afrique, c’est un partenariat « totalement renouvelé », a applaudi Emmanuel Macron.
Le président du Kenya, William Ruto, a lui aussi applaudi la définition d’un « nouveau partenariat » avec la France. « Le Kenya est fier d’avoir co-accueilli cette importante conversation ici à Nairobi. Mais la véritable portée de ce sommet ne se mesurera pas à la force de nos discours, a déclaré le chef de l’État. Elle se mesurera à la force de nos actes. Notre tâche désormais est de transformer chaque investissement en résultats concrets, le dialogue en mise en œuvre, et l’ambition en progrès tangibles pour les populations africaines. »
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