De notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne

Au parc à bétail de Yamoussoukro, il y a déjà des moutons venant essentiellement du Niger. Mais, à cause de l’insécurité au Sahel, les responsables de ce site constatent chaque année une hausse du prix du bétail. « Les montants ont augmenté de 10% par rapport à l’année dernière », déplore Mohamed Touré, porte-parole d’Interprix à Yamoussoukro.

Selon lui, l’explication de cette hausse est à chercher du côté de l’insécurité grandissante au Sahel. « Le Mali n’envoie plus de bétail car c’est un pays en guerre, de même que le Burkina Faso », explique le commerçant, « et si on n’en recevait pas du Niger, la Côte d’Ivoire ne serait pas ravitaillée. »

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En Côte d’Ivoire, les besoins sont estimés à près de 350 000 têtes. Or 75 % de ces besoins sont importés du Sahel. Les autorités multiplient les réunions avec les organisations religieuses pour les encourager à consommer les races locales, moins prisées car leur gabarit est plus petit.

Une démarche similaire a été initiée par l’association des éleveurs du Tchologo. « Certains commerçants se sont rendus dans les villages, ont rendu visite aux éleveurs, voir s’ils seraient prêts à vendre leur bétail », explique Moussa Bocoum, le président des éleveurs de Tchologo. « L’objectif est de les inciter à vendre, pour qu’on puisse ensuite les mettre sur les marchés », précise-t-il.

À partir de vendredi, la vente du bétail va s’organiser dans des foires régionales, afin d’assurer un meilleur suivi du cheptel.

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