Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a affirmé que le Maroc continue de consolider sa position parmi les économies industrielles émergentes du continent africain, à travers une vision fondée sur l’encouragement de l’investissement, de la production et du renforcement de l’intégration économique entre les pays du continent, au lieu de se limiter au rôle d’exportateur de matières premières. Ces déclarations ont été faites lors de sa participation au Sommet Africa Forward tenu dans la capitale kényane Nairobi, en présence de plusieurs dirigeants et responsables internationaux, dont le Président kényan William Ruto, le Président français Emmanuel Macron, ainsi que le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres.

Le Chef du gouvernement a expliqué que l’expérience marocaine en matière d’industrialisation s’appuie sur des secteurs prometteurs liés aux industries du futur, comme les batteries, l’hydrogène vert et la valorisation des ressources naturelles. Il a estimé que le continent africain dispose de tous les atouts qui le qualifient pour devenir un espace mondial d’investissement et de production. Aziz Akhannouch a indiqué que la réalisation d’une véritable renaissance industrielle en Afrique passe par quatre priorités essentielles. La première consiste à renforcer les échanges commerciaux et l’ouverture économique entre les États africains, soulignant que les échanges intra-africains restent limités par rapport à d’autres régions du monde, ce qui impose d’accélérer la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Dans le même contexte, il a insisté sur l’importance de lier l’industrialisation aux potentialités naturelles et humaines de chaque pays. Il a rappelé que l’Afrique dispose de grandes richesses naturelles et d’un potentiel humain jeune considérable, en plus de capacités importantes dans le domaine de l’énergie solaire et des énergies renouvelables. Cela exige d’investir dans la formation, la production d’énergie propre et la transformation locale des ressources. Le Chef du gouvernement a également affirmé que le développement de l’industrie nécessite l’amélioration du climat des affaires, à travers la mise en place d’infrastructures solides, d’une énergie compétitive et de services logistiques efficaces.

 Il a présenté plusieurs projets lancés par le Maroc ces dernières années, notamment le renforcement de la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, le développement du réseau de transport moderne et la consécration du port Tanger Med comme hub industriel et logistique stratégique. Il a ajouté que cette dynamique économique a été accompagnée de réformes structurelles portant sur le système fiscal, la simplification des procédures administratives et la réforme des marchés publics, ainsi que des mesures visant à améliorer l’attractivité de l’investissement. Concernant le financement, Aziz Akhannouch a précisé que la réussite des projets industriels dépend d’un système bancaire solide capable de soutenir les petites et moyennes entreprises et de financer les grands projets.

Il a indiqué que le Maroc a renforcé cette orientation à travers la nouvelle Charte de l’investissement et le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, dans le but d’encourager les capitaux privés et de partager les risques. Le Chef du gouvernement a conclu en réaffirmant l’engagement du Maroc à soutenir les initiatives de développement commun sur le continent africain et à promouvoir un nouveau modèle économique fondé sur la coopération, la solidarité et la réalisation d’un développement durable et inclusif.