Le parquet général a requis sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy pour corruption, association de malfaiteurs, financement illégal de campagne et recel de détournement de fonds publics libyens, mercredi 13 mai 2026, dans le procès en appel sur le dossier libyen. En première instance, il avait été condamné à cinq ans de prison, mais uniquement pour association de malfaiteurs. Six ans de prison ont également requis contre Claude Guéant et quatre ans, dont deux avec sursis, contre Brice Hortefeux.

Feuilleton politico-judiciaire

L’ancien président Nicolas Sarkozy est jugé en appel depuis lundi 16 mars dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007. Dans ce feuilleton politico-judiciaire qui fait rage depuis 2011, l’ancien président, 71 ans, est accusé d’avoir perçu des fonds de la Libye du dictateur Mouammar Khadafi pour sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, ce qu’il a toujours nié vigoureusement. Il a été condamné à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs en première instance.

En septembre, le tribunal correctionnel de Paris l’a relaxé pour trois des quatre infractions qui lui étaient reprochées. Il a toutefois été déclaré coupable d’association de malfaiteurs et condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme en raison d’une « corruption au plus haut niveau » d’une « exceptionnelle gravité ».

Entré le 21 octobre à la prison de la Santé sous les caméras du monde entier, Nicolas Sarkozy a obtenu sa mise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard.