Sous l’impulsion du Fonds monétaire international, le gouvernement égyptien a engagé une réduction progressive des garanties publiques accordées à l’Egyptian General Petroleum Corporation (EGPC), jugées lourdes pour les finances publiques. Dans ce cadre, le ministère des Finances a entamé le règlement d’importants arriérés et créances pour un montant total d’environ 451,8 milliards de livres égyptiennes. Selon des sources gouvernementales, ces paiements ont été effectués plusieurs semaines avant la dernière mission du FMI, afin d’assainir la situation financière de la compagnie nationale.

Les montants versés comprennent notamment, le règlement de subventions impayées sur les carburants et l’électricité, pour environ 166 milliards de livres égyptiennes ; plus de 98 milliards de livres correspondant à des garanties de dette dues à l’EGPC ; environ 13,6 milliards de livres d’obligations supplémentaires réglées par d’autres entités publiques, dont les ministères de l’Électricité et de l’Eau.

Cette opération vise à atténuer les difficultés financières chroniques de l’EGPC, fragilisée par l’accumulation de créances publiques qui limitait sa capacité à honorer ses engagements envers les partenaires étrangers du secteur pétrolier et gazier.

Lors de ses dernières évaluations, le FMI estimait que les garanties publiques accordées à l’autorité pétrolière représentaient près de 18 % du PIB. L’institution préconise leur réduction à travers des réformes budgétaires et opérationnelles, notamment, l’augmentation de la production nationale, la réforme des prix de l’énergie, le renforcement des mécanismes de recouvrement financier.

Amélioration des relations avec les partenaires énergétiques

Les mesures engagées ont déjà permis de réduire les arriérés dus aux compagnies énergétiques étrangères à environ 700 millions de dollars, contre près de 6,1 milliards de dollars auparavant. En parallèle, plusieurs majors se sont engagées à investir près de 19 milliards de dollars dans l’exploration et la production en Égypte au cours des trois prochaines années.

Selon les projections gouvernementales, les prêts garantis par l’État pourraient atteindre 6 200 milliards de livres égyptiennes sur l’exercice budgétaire en cours, dont près de 60 % liés à l’EGPC. Ces garanties pourraient atteindre 6 900 milliards de livres l’année suivante, soit environ 28,1 % du PIB.

Une nouvelle mission du FMI est attendue au Caire le 15 juin pour les septième et huitième revues du programme de réformes, alors que le gouvernement a déjà proposé de nouvelles mesures, dont l’instauration d’un plafond strict du budget afin de limiter les garanties souveraines et renforcer la capacité de l’État à honorer ses engagements envers l’autorité pétrolière.