Offrir aux jeunes ivoiriens des formations d’excellence sans quitter leur pays. C’est l’ambition portée par le Hub franco-ivoirien pour l’éducation (HubFIE), lancé le 13 mai 2026 à Abidjan, à travers la création de l’association qui en assurera désormais la gouvernance.Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a procédé à l’installation officielle de l’association HubFIE en présence des responsables d’universités, des partenaires techniques, des entreprises et des représentants français.

Initiative annoncée dès 2017 par les Présidents Alassane Ouattara et Emmanuel Macron, le HubFIE entend structurer la coopération universitaire et technique entre les deux pays à travers des formations co-diplômantes reconnues à l’international.

Pour le professeur Adama Diawara, ce projet constitue une réponse concrète à la fuite des cerveaux. « Chaque année, des milliers de nos meilleurs étudiants quittent le pays pour rechercher ailleurs des formations de haut niveau. Trop souvent, ces départs deviennent définitifs », a-t-il regretté. Avant d’ajouter : « Notre responsabilité est de construire ici, en Côte d’Ivoire, des formations d’excellence capables de retenir nos talents et d’accompagner l’industrialisation ainsi que la révolution numérique du pays. »

Le ministre a expliqué que les diplômes délivrés dans le cadre du HubFIE auront une double reconnaissance ivoirienne et française, permettant aux étudiants d’accéder à des standards internationaux sans s’exiler.

Représentant le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, la directrice générale de l’Institut pédagogique national de l’enseignement technique et professionnel (Ipnetp), le professeur Edmée Mansilla-Abouattier, a salué « plus de dix années de coopération et d’engagement commun entre la Côte d’Ivoire et la France ».

Selon elle, le HubFIE permettra « de réduire les inégalités d’accès aux formations d’excellence, de combattre la fuite des cerveaux et de renforcer l’attractivité internationale de la Côte d’Ivoire ».

Même satisfaction du côté français. L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, a insisté sur la dimension professionnelle du projet. « L’objectif est de proposer une formation d’excellence connectée aux besoins des entreprises afin de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés », a-t-il indiqué.

Soutenue notamment par l’Agence française de développement (Afd), l’initiative ambitionne de faire de la Côte d’Ivoire un pôle régional de formation de référence en Afrique de l’Ouest.