La vice-présidente du constructeur chinois a déclaré que le groupe discute avec Stellantis, mais également d’autres entreprises, pour y fabriquer ses modèles.

« Nous discutons non seulement avec Stellantis mais aussi avec d’autres entreprises, a déclaré Stella Li, vice-présidente du constructeur chinois BYD, à l’agence Bloomberg, en marge de la conférence Future of the Car organisée par le Financial Times mercredi. Nous recherchons toute usine disponible en Europe, car nous voulons utiliser ce type de capacités excédentaires. »

Vendredi dernier, Stellantis et son actuel partenaire chinois, Leapmotor, avaient annoncé que Leapmotor allait produire plusieurs modèles de voitures électriques dans deux usines espagnoles du groupe américano-européen, l’usine de Madrid devant même être vendue à la coentreprise des deux constructeurs.


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Stellantis négocierait également avec Dongfeng

Stellantis n’a pas fait de commentaire après les propos de la dirigeante de BYD. Mais Antonio Filosa, son directeur général, avait déclaré, le 12 mai, qu’il était prêt à des partenariats avec d’autres constructeurs que Leapmotor. Toujours selon Bloomberg, Stellantis envisagerait de vendre à son allié historique chinois Dongfeng son usine Citroën de La Janais, près de Rennes, celle de Cassino, en Italie, et un site en Allemagne. Une délégation de Dongfeng a récemment visité le site breton, a confirmé un syndicaliste à l’AFP.

Le marché automobile européen étant en crise, d’autres constructeurs que Stellantis disposent de capacités de production inutilisées en Europe et seraient ouverts à des accords avec des groupes chinois.