Sous un soleil de plomb, au rythme des parades militaires et des salves d’honneur, Yoweri Museveni a défendu le bilan de ses 40 années au pouvoir. Un message adressé notamment aux jeunes générations qui n’ont pas connu les années de chaos et de violences ayant précédé son arrivée au pouvoir en Ouganda en 1986.

Vêtu de son traditionnel chapeau de paille et d’une chemise blanche, Yoweri Museveni a longuement insisté sur le rôle joué, selon lui, par son armée dans la stabilité actuelle du pays, tout en rendant hommage à la Tanzanie.

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« Je veux parler à ces petits-enfants qui ne connaissent pas vraiment l’histoire… Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour célébrer le développement de l’Ouganda et la puissance de notre armée, mais celui qui a posé les fondations, c’était Julius Nyerere, l’ancien président de la Tanzanie, a développé le chef de l’État ougandais. C’est pour cela que je salue la présence aujourd’hui de Samia Suluhu Hassan. Il ne faut jamais oublier la Tanzanie. »

Parmi les autres dirigeants présents : Félix Tshisekedi pour la République démocratique du Congo, le Burundais Évariste Ndayishimiye, mais aussi les présidents somalien, sud-soudanais ou encore mozambicain. Les États-Unis ont également été représentés par un haut responsable du département d’État américain.

Mais derrière cette démonstration de stabilité se cachaient quelques fausses notes : dans le centre de Kampala, l’ambiance est restée calme malgré ce jour férié, avec peu de foule visible en dehors des partisans vêtus de jaune du parti présidentiel, le Mouvement de résistance national (NRM). L’opposition avait choisi de boycotter la cérémonie, rappelant que l’élection de janvier reste contestée. Sur les réseaux sociaux, certains internautes rappelaient encore : « Je n’ai pas voté pour Museveni. »

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