Les composantes de la majorité au sein de la Chambre des Conseillers ont salué le contenu de l’exposé du premier président de la Cour des Comptes sur le bilan de cette juridiction pour la période 2024-2025. Elles ont particulièrement mis en avant les indicateurs liés aux chantiers sociaux, financiers et territoriaux, tout en louant les efforts déployés en matière de gouvernance, de gestion financière publique et de réduction des disparités territoriales et sociales.
Lors d’une session plénière consacrée, mercredi, à l’examen de ce rapport, les groupes de la majorité ont axé leurs interventions sur l’évolution du chantier de la protection sociale, de l’assurance maladie obligatoire (AMO), et de l’aide sociale directe, ainsi que sur d’autres programmes de développement. Ils ont plaidé pour une accélération de la mise en œuvre des réformes et des chantiers structurels liés à l’investissement, à l’emploi, aux établissements publics et à l’amélioration du climat des affaires.
Le groupe du Rassemblement National des Indépendants (RNI) a félicité le contenu du rapport concernant la généralisation de l’AMO, considérant que les résultats obtenus sont “inédits”. Il a également salué les efforts en matière de généralisation de l’adhésion à cette assurance et a plaidé pour la durabilité du système et des équilibres financiers. Le RNI a appelé à la poursuite de la maîtrise des dépenses des systèmes d’assurance et à la création de mécanismes pour préserver les équilibres entre dépenses et recettes.
Le groupe du Parti Authenticité et Modernité (PAM) a relevé le rôle crucial joué par les établissements publics dans le développement économique et la création d’emplois. Il a appelé à des réformes en profondeur, en mettant en avant les avancées réalisées dans les infrastructures, l’enseignement, la santé, et l’approvisionnement en eau et en électricité.
Le groupe Istiqlali pour l’Unité et l’Egalitarisme a souligné l’importance de la régionalisation avancée et de la décentralisation administrative pour établir un modèle de développement durable et une justice territoriale globale. Il a noté que les espaces territoriaux nécessitent une nouvelle impulsion réformatrice.
De son côté, l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) a mis en avant l’importance des chiffres et des statistiques du rapport concernant le Programme de réduction des inégalités sociales et territoriales, tout en appelant les différents acteurs à tirer profit des conclusions du rapport pour surmonter les difficultés rencontrées.
Enfin, la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a considéré que la réforme des finances publiques est un processus stratégique et a salué les efforts déployés pour moderniser l’État et renforcer son efficacité. Elle a souligné l’importance de la gestion financière et de la mise en application des réformes fiscales pour améliorer les performances publiques et maintenir les services malgré les crises internationales.
