Michel et Ginette Barreault, Bernard et Rolande Onillon, sont de retour d’une mission en Côte d’Ivoire, pour le compte de l’association pommerayenne Solidaire avec Touro village. L’une des bénévoles, Ginette Barreault, détaille la mission.
Il n’y avait pas eu de mission depuis un an. Comment se présente le village de Touro ?
Ginette Barreault : « Rappelons le but de l’association Solidaires avec Touro village, fondée voilà maintenant plus de dix ans : faire évoluer la vie dans ce village de Côte d’Ivoire. Pour cette onzième mission, qui s’est déroulée du 13 janvier au 17 février, et après un an d’absence, nous avons trouvé un village très appauvri, dû à une récolte de riz quasiment nulle, brûlée par la chaleur. Les habitants ne pouvaient se nourrir que d’ignames et de manioc. De nombreuses personnes étaient malades. »
Quel a été votre quotidien pendant un mois ?
« Nous avons redémarré tout ce dont le fonctionnement avait été arrêté ou ralenti, comme le bâtiment à lapin. Nous avons également construit, avec l’aide des villageois, la cantine scolaire qui permettra d’accueillir et de fournir au moins un repas par jour à 500 enfants. En fin de séjour nous avons supervisé le forage du puits artésien permettant d’amener l’eau à tout le village. Il ne reste plus maintenant qu’à valider la salubrité de cette eau. Nous voulions également réaliser des toilettes, mais faute de moyens celles-ci sont reportées à une prochaine mission. »
Vous parlez de moyens, quelles sont les animations organisées par l’association pour en récolter ?
« Elles sont nombreuses. Il y a toujours la possibilité de nouer un partenariat moyennant une participation de 60 €, sans oublier l’opération « Charlotte » : elle permet de planter et de récolter des pommes de terre, vendues ensuite. Au total, 8 000 pieds viennent d’être plantés. Cette année il y aura aussi un concert en novembre. Il sera consacré aux chants de marins et sera animé par le groupe Force 5. Je rappelle que l’assemblée générale de l’association se déroulera le 22 juin, à 20 h 30, au centre social de La Pommeraye. »