J’ai dirigé le Zamalek lors de la saison 2003-2004, et remporter le championnat sans défaite, ainsi que la Coupe d’Arabie et la Supercoupe Égypte-Arabie saoudite, constitue évidemment un tournant majeur dans la carrière d’un entraîneur.
Ce succès retentissant a marqué non seulement ma carrière, mais aussi celle des joueurs, de tout le staff technique — notamment Mahmoud El-Khawaga et Hisham Yaken — et de l’ensemble des membres du club.
Par la suite, plusieurs opportunités de revenir en Égypte se sont présentées. Je considère ce pays comme ma deuxième patrie, car c’est là que j’ai travaillé le plus souvent après le Portugal.
Ma façon d’interagir avec le public, la culture locale et l’ensemble des acteurs du football – médias comme adversaires – a, je crois, laissé une empreinte de respect et d’esprit sportif, tout en s’appuyant, bien sûr, sur les résultats : remporter le championnat sans la moindre défaite constitue un exploit majeur.
Manuel José l’a accompli à plusieurs reprises et demeure, à mes yeux, le meilleur entraîneur ayant travaillé dans le football égyptien au niveau des clubs ; de même, Hassan Shehata a réalisé un travail et des résultats exceptionnels avec l’équipe nationale.
Ces succès m’ont ensuite ouvert des portes pour revenir en Égypte, mais cela n’a pas toujours abouti.
Il y a deux ans encore, tout était prêt pour mon retour dans le football égyptien, mais le projet n’a pas abouti.
Mon retour n’a pas eu lieu, tantôt par choix personnel, tantôt parce que certains estimaient que je n’étais pas l’homme de la situation. Quoi qu’il en soit, l’Égypte restera toujours ma deuxième patrie.