À Kigali, Paul Kagame a donné le ton de l’Africa CEO Forum 2026 en appelant l’Afrique à franchir un cap : moins commenter ses défis, davantage les résoudre. Pour le président rwandais, le continent ne manque ni de ressources, ni d’idées, mais souffre encore d’un déficit de coordination et de mise en œuvre collective.
Devant les participants réunis autour du thème « Scale or fail : pourquoi le capitalisme africain doit unir ses forces », Kagame a mis en avant les atouts stratégiques du continent, notamment les énergies renouvelables et les minerais critiques, essentiels aux grandes transitions industrielles et technologiques mondiales.
Le directeur général de la Société financière internationale, Makhtar Diop, a lui aussi insisté sur l’urgence de transformer le potentiel africain en résultats concrets, à travers l’accélération des investissements privés, le renforcement de l’intégration économique et la consolidation des fondamentaux macroéconomiques.
Énergie, infrastructures, agriculture, santé, formation et industrialisation figurent parmi les leviers prioritaires pour bâtir des économies plus solides et plus compétitives. De son côté, Amir Ben Yahmed, président-directeur général de Jeune Afrique Media Group, a pointé les freins persistants à l’émergence de grands champions africains, notamment les barrières réglementaires et les restrictions à la circulation des capitaux.
L’édition 2026 de l’Africa CEO Forum réunit plus de 2.800 participants venus de 70 pays, avec la participation du Maroc et de plusieurs chefs d’État africains.
