La Banque de Tanzanie a autorisé l’entreprise fintech NEDA Labs à tester le premier projet pilote de stablecoin du pays, nommé nTZS, au sein de son bac à sable réglementaire. Ce test de trois mois, annoncé le 13 mai 2026, vise à évaluer l’émission et le transfert de cet actif numérique.
L’approbation intervient environ deux ans après le lancement du cadre réglementaire pour les fintechs par la banque centrale. Le secteur des technologies financières représente désormais 8,83 % des startups tanzaniennes et génère près de 9 888 emplois à travers le pays selon les données de BitKE.
Le jeton nTZS doit impérativement maintenir une parité de 1:1 avec le shilling tanzanien (TZS). Toutes les réserves garantissant cet actif doivent être libellées en monnaie locale et les règlements pour les clients s’effectueront exclusivement en TZS sous la supervision des autorités.

Le régulateur financier a précisé les limites strictes de cette expérimentation numérique dans le cadre de l’approbation officielle.
« The stablecoin shall not constitute legal tender in Tanzania, and its use shall be restricted solely to approved sandbox participants. » précise l’institution financière.
L’interdiction de créer de la monnaie ou de mener des activités de staking sans autorisation écrite accompagne cette phase de test. La Banque de Tanzanie souligne également que le stablecoin ne peut pas servir d’émission de monnaie parallèle pendant la durée du projet.

« monetary creation, parallet currency issuance, or staking and yield-generating activities shall be permitted durin the sandbox period without separate written approval from the bank. » indique le régulateur financier.
La structure du pilotage prévoit des phases trimestrielles avec une évaluation des étapes franchies avant chaque nouvelle période. Ce dispositif s’appuie sur le Règlement de 2024 sur le bac à sable réglementaire fintech, qui définit les critères d’éligibilité et les procédures de supervision continue.