Le Caire a officiellement donné le coup d’envoi des préparatifs des 33es Assemblées annuelles de Afreximbank (AAM2026), à travers une conférence de presse de haut niveau organisée le mercredi 13 mai 2026, dans la capitale égyptienne.

L’événement s’est tenu en présence de Hassan Abdalla, gouverneur de la Banque centrale d’Égypte, et du George Elombi, marquant le début officiel des préparatifs de cette grand-messe économique continentale.

Prévue du 19 au 24 juin 2026 à El Alamein, station balnéaire en pleine expansion sur la côte méditerranéenne, cette édition s’annonce comme un moment stratégique pour le continent africain, confronté à de multiples défis économiques dans un contexte international de fortes turbulences.

Un rendez-vous au cœur des enjeux africains

À quelques semaines de l’ouverture des travaux, les autorités égyptiennes et les dirigeants d’Afreximbank ont voulu, à travers cette conférence retransmise également en visioconférence, afficher une vision commune sur les priorités économiques du continent. Devant un parterre composé de diplomates, d’investisseurs, de représentants d’institutions financières et de médias internationaux, les échanges ont porté sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer sa résilience face aux crises mondiales.

Dans son intervention, Hassan Abdalla a insisté sur le fait que l’accueil de cette rencontre par l’Égypte traduit l’engagement du pays en faveur de l’intégration économique africaine. Selon lui, le continent dispose aujourd’hui d’opportunités majeures pour accélérer sa transformation industrielle, moderniser ses infrastructures et intensifier le commerce intra-africain grâce à Zone de libre-échange continentale africaine.

Pour le gouverneur, ces assemblées annuelles ne sont pas seulement une rencontre institutionnelle, mais un espace de mobilisation pour faire émerger de nouvelles solutions africaines aux défis du financement du développement.

Afreximbank mise sur des solutions africaines

De son côté, le Dr George Elombi a rappelé le rôle central joué par Afreximbank dans le soutien aux économies africaines face aux secousses internationales. Il a souligné que les Assemblées annuelles constituent l’un des rendez-vous économiques les plus influents du continent, réunissant chefs d’État, ministres, gouverneurs de banques centrales, investisseurs privés et partenaires internationaux.

Selon lui, l’édition 2026 devra permettre d’approfondir les réflexions autour de thématiques cruciales telles que la souveraineté financière, l’industrialisation, la transformation du commerce africain et la résilience économique. Le président du conseil d’administration a particulièrement insisté sur la nécessité de bâtir des réponses endogènes aux défis africains, dans un environnement mondial en pleine recomposition géopolitique.

Une plateforme pour de nouveaux partenariats

Au-delà des débats institutionnels, les AAM2026 se profilent déjà comme un important carrefour d’affaires. Plusieurs annonces de nouveaux financements et de partenariats stratégiques sont attendues à l’occasion de cette rencontre. Les organisateurs prévoient également des panels thématiques et des sessions spécialisées sur des secteurs jugés structurants pour la croissance africaine.

Parmi les domaines au centre des discussions figurent l’énergie, les infrastructures, les technologies, l’agro-industrie, le transport ainsi que l’économie numérique. Autant de secteurs considérés comme essentiels pour accélérer la transformation du continent et attirer davantage d’investissements privés.

Un signal fort pour la relance continentale

À travers le lancement officiel des préparatifs au Caire, l’Égypte et Afreximbank ont envoyé un message clair : faire des Assemblées annuelles de 2026 un moment charnière pour la relance économique africaine.

Dans un contexte marqué par les tensions commerciales internationales, l’endettement croissant de plusieurs économies et les impératifs de souveraineté financière, cette rencontre de juin prochain à El Alamein pourrait bien tracer de nouvelles perspectives pour une Afrique plus intégrée, plus compétitive et davantage maîtresse de son destin économique.