Une étude clinique menée en Tanzanie rurale, publiée le 14 mai 2026, révèle qu’une nouvelle conception d’habitation nommée Maison Star réduit drastiquement les maladies infantiles. Cette structure innovante a permis de diminuer de 44 % les cas de paludisme chez les enfants de moins de 13 ans.
Les recherches, menées sur une période de trois ans par une équipe internationale de spécialistes, indiquent également une baisse de 30 % des cas de diarrhée et de 18 % pour la pneumonie. Ces résultats démontrent que l’ingénierie structurelle peut surpasser les seules interventions pharmaceutiques traditionnelles.
L’architecte danois Jakob Knudsen a conçu la Maison Star pour s’attaquer aux vecteurs de transmission environnementaux. Le bâtiment utilise 73 % de béton en moins et génère 57 % d’émissions de carbone en moins par rapport aux habitations conventionnelles en blocs de ciment.

La structure à deux étages place les chambres en hauteur pour éviter les moustiques, qui volent principalement au ras du sol. La ventilation est assurée par des murs en filet d’ombrage, remplaçant les parois pleines pour rafraîchir l’espace tout en bloquant les insectes.
L’analyse économique du projet prévoit un retour sur investissement quadruple sur 50 ans, en tenant compte des économies de santé, d’eau et d’énergie. En plus de la réduction des maladies, les chercheurs ont observé que les enfants résidant dans ces maisons grandissaient davantage que ceux des habitations en terre.
Les scientifiques soulignent l’importance de ce modèle face à l’explosion démographique de l’Afrique, dont la population pourrait atteindre 3,7 milliards d’ici 2070. L’accès aux titres de propriété et la réduction des taxes sur les moustiquaires sont suggérés comme leviers gouvernementaux pour généraliser ces logements sains.
