La Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies, Hélène N’Garnim-Ganga et le président du CNDH, Adjelou Arnaud Christian
Le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) et le Système des Nations Unies renforcent leur concertation sur les enjeux majeurs liés à la promotion et à la protection des droits humains en Côte d’Ivoire. Le mercredi 13 mai, le Bureau exécutif du CNDH a reçu la Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies, Hélène N’Garnim-Ganga, pour une séance de travail axée sur les défis actuels en matière de droits de l’Homme.
Au cours de cette rencontre, les deux institutions ont salué les progrès réalisés ces dernières années en Côte d’Ivoire dans le domaine des droits humains. Elles ont toutefois relevé que plusieurs problématiques persistent et appellent à une réponse collective impliquant les institutions nationales, la société civile et les partenaires internationaux.
Parmi les sujets abordés, la situation des personnes âgées a occupé une place centrale. Le président du CNDH, Adjelou Arnaud Christian, a insisté sur la nécessité de renforcer la prise en charge sociale, sanitaire et psychologique des personnes du troisième âge. Selon lui, la protection de cette catégorie de la population constitue un impératif pour garantir leur dignité et leur participation active à la vie sociale.
Les échanges ont également porté sur les droits des enfants atteints de troubles du spectre autistique. Les deux responsables ont souligné l’urgence de mettre en œuvre des politiques inclusives favorisant un meilleur accès à la santé, à l’éducation spécialisée et à l’accompagnement des familles. Ils ont aussi plaidé pour une sensibilisation accrue des communautés afin de lutter contre les préjugés entourant l’autisme.
La question de l’éducation de la jeune fille a aussi été au cœur des discussions. Considérée comme un levier essentiel du développement durable, l’instruction des filles demeure, selon les participants, une priorité stratégique pour l’autonomisation des communautés. Le CNDH et l’ONU ont réaffirmé leur engagement à soutenir toutes les initiatives visant à maintenir les jeunes filles à l’école et à réduire les obstacles sociaux freinant leur parcours éducatif.
Par ailleurs, les droits environnementaux ont occupé une place importante dans cette séance de travail. Face aux effets du changement climatique, les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier les actions de protection des populations vulnérables. La problématique de l’orpaillage clandestin, avec ses conséquences écologiques, sanitaires et sociales, a également été évoquée.