DÉCRYPTAGE – Les Bourses de Paris et de Francfort affichent les pires performances des marchés développés. A contrario, Wall Street vole de records en records.
« Quand les faits changent, je change d’avis. » Cette maxime attribuée à John Maynard Keynes, l’un de plus des plus célèbres économistes du XXe siècle, peut s’appliquer aux marchés financiers. La guerre au Moyen-Orient et l’insolente santé des géants de la tech américaine ont de fait rebattu les cartes sur les marchés financiers. Alors qu’en début d’année, l’Europe boursière (+ 7 %), portée par des espoirs de reprise économique, faisait la course en tête devant les États-Unis (+ 0,5 %), la tendance s’est inversée début mars au début du conflit. Désormais, les Bourses de Paris (-1,3 % pour le CAC 40 depuis le 1er janvier) et de Francfort (-0,6 % pour l’indice Dax) affichent les pires performances des marchés développés. A contrario, Wall Street vole de records en records. La Bourse de New York a touché de nouveaux sommets historiques mercredi, après déjà avoir enregistré en avril son meilleur mois depuis 2020. L’indice S&P 500, qui compte de nombreuses valeurs techs (28 % de l’indice)…
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