DÉCRYPTAGE – La guerre en Iran a brisé l’élan prometteur de la croissance en début d’année. Si les pays exportateurs d’or noir profitent de la crise, les importateurs, plus nombreux, souffrent. Au « Davos africain », à Kigali, les dirigeants sont partagés entre inquiétude et volontarisme.

L’année 2026 avait bien commencé pour le continent africain. L’inflation se modérait. Les exportations reprenaient des couleurs. Les marchés anticipaient même un assouplissement monétaire. Mais, fin février, le conflit irano-américain éclate. Le brent bondit de plus de 30 %, franchit les 100 dollars, frôle 120 dollars à son pic. Une catastrophe pour les pays africains qui importent la quasi-totalité de leur carburant.

C’est dans ce contexte que plus de 2500 patrons africains, investisseurs, financiers et responsables politiques de plus de 75 pays se sont réunis pour l’Africa CEO Forum, à Kigali, au Rwanda, du 14 au 15 mai. La 13e édition, coorganisée par Jeune Afrique Media Group, en partenariat avec IFC, la branche de la Banque mondiale qui finance le secteur privé, s’est tenue sur le thème de la nécessité de bâtir des champions africains.

Quelques jours plus tôt, au sommet de Nairobi orchestré par Emmanuel Macron, les tensions autour du détroit d’Ormuz monopolisaient les esprits. À Kigali…

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Le Figaro

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