Au moins 42 écoliers nigérians étaient portés disparus samedi, au lendemain de l’attaque d’un établissement par des militants islamistes présumés dans l’Etat de Borno, au nord-est du pays, une région en proie à l’insurrection, a déclaré un sénateur local.

Des résidents ont rapporté vendredi que des hommes armés avaient enlevé un nombre indéterminé d’élèves de l’école primaire et du collège de Mussa, dans la zone de gouvernement local d’Askira-Uba, alors que les cours étaient en session.

Ali Ndume, sénateur de la circonscription de Borno South où se situe l’école, a précisé dans un communiqué que la direction de l’établissement l’avait informé du rapt de 32 élèves au sein de l’enceinte scolaire, tandis que 10 autres ont été capturés à leurs domiciles situés à proximité.

La police et l’armée nigérianes n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires.

Le Borno – un territoire de la taille de l’Irlande frontalier du Cameroun, du Tchad et du Niger – demeure l’épicentre d’une insurrection menée par le groupe militant islamiste Boko Haram depuis plus de 15 ans.

Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque de vendredi, bien que Boko Haram ait déjà perpétré des enlèvements similaires par le passé.

C’est dans ce même district de Borno South que Boko Haram avait enlevé plus de 270 jeunes filles dans la ville de Chibok en 2014, provoquant une indignation mondiale. L’Etat n’avait pas connu d’autre enlèvement en milieu scolaire depuis lors.

La plupart des kidnappings d’écoliers se sont déroulés dans le nord-ouest du pays, où des gangs criminels armés pratiquent l’enlèvement contre rançon.

Par ailleurs, le président américain Donald Trump et son homologue nigérian Bola Tinubu ont déclaré qu’une opération militaire conjointe entre les Etats-Unis et le Nigéria avait permis d’éliminer Abu-Bilal al-Minuki, numéro deux mondial de l’Etat islamique, dans le Borno aux premières heures de la journée de samedi.