Depuis quelques mois, les relations entre la France et l’Algérie se réchauffent petit à petit. Du moins, le dégel entre les deux pays se poursuit tout doucement, serait-on tenté de dire tant on sait que la situation peut redevenir à tout moment inflammable. Le poids de notre histoire commune, les enjeux de souveraineté et les débats politiques internes des deux côtés de la Méditerranée pèsent sur chaque échange, rendant les relations franco-algériennes tendues et sans doute à jamais compliquées. Mais chacun sait aussi qu’il ne peut se permettre d’aller au clash définitivement.



La visite éclair ce lundi à Alger de Gérald Darmanin, puis la venue dans la semaine du ministre de l’Intérieur algérien à Paris, s’inscrivent dans cette logique de rapprochement entre les deux pays. Après des mois de tensions politiques et de refroidissement assumé, Paris et Alger cherchent aujourd’hui à renouer un dialogue plus pragmatique, centré sur la coopération judiciaire, la lutte contre les réseaux criminels et les questions consulaires, sans oublier des affaires individuelles comme celle du journaliste Christophe Gleize.


Cette nouvelle séquence diplomatique vient aussi nous rappeler qu’au-delà de toutes considérations économiques, politiques ou judiciaires, il y a avant tout des liens humains qui lient nos deux pays. Des millions de familles partagent en effet une histoire commune qui fait la richesse de l’Algérie et de la France. Il est du devoir de nos dirigeants de ne jamais casser ce lien.