Gérald Darmanin se rend en Algérie ce lundi pour travailler à l’ouverture d’un nouveau chapitre de la coopération judiciaire entre la France et l’Algérie. Au menu également, le sort de Christophe Gleizes. L’objectif est de montrer l’efficacité de son action place Vendôme au sein d’un gouvernement quasiment à l’arrêt depuis la dissolution de 2024.
À Alger, Gérald Darmanin vient avec une dizaine de demandes concrètes en lien avec la DZ Mafia. Le Garde des Sceaux revendique un certain savoir-faire en la matière après avoir obtenu du Maroc l’extradition de Félix Bingui, le chef du clan Yoda, figure du narcotrafic, en janvier 2025.
Peser d’une manière ou d’une autre sur la présidentielle de 2027
Le locataire de la place Vendôme se dit ainsi prêt à mettre de l’huile dans les rouages avec l’Algérie. Il n’est pas le moins bien placé pour réussir, souligne son entourage, qui rappelle les origines algériennes de son grand-père et le succès de la coopération avec l’administration Tebboune au moment des JO de Paris.
Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, avait fait renvoyer plusieurs milliers d’Algériens jugés dangereux. Depuis, la relation s’est franchement refroidie. Le fait de crier très fort n’a pas apporté grand-chose, tacle ainsi la place Vendôme en référence à la volonté de Bruno Retailleau d’assumer un bras de fer avec Alger.
S’il réussissait sa mission ce lundi, Gérald Darmanin y verrait un moyen de montrer que si le gouvernement piétine, faute de majorité à l’Assemblée, lui sait obtenir des résultats. Un argument qui pourrait lui servir pour peser d’une manière ou d’une autre dans la course à la présidentielle de 2027.