LE CHIFFRE À RETENIR
4,4%
C’est la prévision de croissance du Nigeria pour 2026 par le FMI, revue à la hausse en janvier.
Le Nigeria présent au Forum de Davos avec un pavillon officiel
Le Nigeria et son vice-président Kashim Shettima ont inauguré un pavillon nigérian au Forum économique mondial de Davos. L’évènement, une première pour le Nigeria à Davos, marque l’objectif du pays de se positionner au sein des débats sur les orientations économiques mondiales.
Menée par la ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement Jumoke Oduwole, l’initiative est pensée comme une plateforme pour attirer de nouveaux investissements et de nouveaux partenariats économiques, notamment avec le secteur privé. L’accent est mis sur les secteurs des mines, du numérique, de l’agriculture durable et des industries culturelles et créatives.
« Le pavillon nigérian reflète notre intention, notre sérieux. Il témoigne de notre volonté et de notre détermination à occuper une place de premier plan dans le débat sur l’économie mondiale, non pas en tant qu’observateurs, mais en tant que participants ayant une vision claire. »
Kashim Shettima, vice-président du Nigeria
A l’occasion du Forum, le ministre des Finances Wale Edun s’est également exprimé pour mettre en avant le bilan des réformes de l’administration Tinubu et les efforts du Nigeria en matière de stabilisation macroéconomique. Le ministre a en particulier insisté sur la volonté du pays de consolider ses finances publiques, en réduisant sa dépendance à l’endettement et priorisant la mobilisation des recettes fiscales.
La SEC a révisé les niveaux de capitalisation minimums exigés pour les entités régulées sur les marchés financiers
Le minimum requis a été triplé pour les sociétés de courtage. Les niveaux minimums requis pour les gestionnaires de fonds atteignent désormais plusieurs milliards de nairas. Cette mesure s’inscrit dans la recapitalisation du secteur financier nigérian, et fait écho à la réforme de recapitalisation bancaire en cours ou encore aux mesures de recapitalisation du secteur assurantiel et des bureaux de change. La SEC cherche ainsi à consolider les marchés financiers nigérians et à renforcer la résilience des acteurs financiers. Le nouveau cadre entre en vigueur immédiatement et les entités régulées ont jusqu’au 30 juin 2027 pour s’y conformer. Ces mesures devraient remodeler le secteur en favorisant les entités importantes et en poussant les plus petites à fusionner ou se repositionner.
Polysmart souhaiterait investir 60 M USD dans ce qui pourrait devenir la plus grande usine de recyclage plastique au Nigeria
Polysmart Packaging Limited, qui transforme les déchets plastiques post-consommation en matériaux recyclés de haute qualité et en solutions d’emballage durables, souhaiterait étendre son usine en investissant 60 M USD et bénéficier de la plus grande installation de recyclage de plastique au Nigeria. Cette expansion devrait se déployer au cours de l’année 2026 et permettrait à l’entreprise de contribuer au développement de l’économie circulaire dans le pays.
Lancement de la production gazière du projet ANOH
Le projet s’inscrit dans l’initiative Decade of Gas visant à débloquer les ressources de gaz naturel du Nigeria. ANOH doit traiter jusqu’à 300 millions de pieds cubes de gaz par jour (MMscfd).
La NCC s’apprête à revoir la gestion du spectre des fréquences
Cette feuille de route vise à renforcer la capacité haut débit nationale, à étendre la couverture à l’ensemble du territoire, à consolider la confiance des investisseurs et à stimuler l’innovation.
L’État de Benue déploie un programme de formation de masse aux compétences numériques
L’accord prévoit le recours à des programmes de formation certifiés et reconnus à l’échelle internationale afin de doter les participants de compétences adaptées aux exigences du marché du travail numérique. Les formations porteront notamment sur les réseaux informatiques, la cybersécurité et l’intelligence artificielle. À travers ce programme, les autorités de l’État de Benue entendent renforcer l’employabilité des jeunes et aligner les compétences locales sur les standards technologiques internationaux.
Banque centrale : vers une politique monétaire de consolidation et de prévisibilité en 2026
L’inflation globale s’établissant à 5,4% en glissement annuel en décembre 2025, la priorité de la banque centrale est désormais de stabiliser les anticipations des ménages, des entreprises et des investisseurs afin de prévenir tout retour de l’instabilité macroéconomique. Dans ce cadre, la BoG a annoncé que la politique monétaire en 2026 resterait mesurée et prévisible, privilégiant la consolidation et la discipline plutôt qu’une phase d’expansion. Cette orientation s’accompagnera d’une communication renforcée, fondée sur l’analyse des données, des risques et des perspectives de moyen terme pour la stabilité des prix et du système financier.
Le gouverneur est également revenu sur le programme d’achats domestiques d’or, soulignant que, malgré les coûts engagés, celui-ci avait généré des bénéfices tangibles en matière de stabilité macroéconomique et de résilience externe. Enfin, l’adoption en 2025 de la loi modifiant le cadre juridique de la Banque centrale du Ghana a été présentée comme une avancée structurante, renforçant l’indépendance et la redevabilité de l’institution et alignant le cadre de la politique monétaire ghanéenne sur les meilleures pratiques internationales.
Le Ghana valorise des projets d’investissement « prêts à l’emploi » dans les régions du Centre et de l’Ouest
Cette initiative a réuni investisseurs, autorités locales et acteurs du secteur privé autour de projets identifiés comme « prêts à l’investissement », avec pour objectif de doter les districts de données crédibles et opérationnelles pour dialoguer efficacement avec les investisseurs. À ce stade, le GIPC a recensé 75 opportunités d’investissement couvrant des secteurs prioritaires tels que les mines, l’industrie manufacturière, les technologies de l’information et de la communication, les énergies renouvelables et l’agrobusiness.
Les régions du Centre et de l’Ouest occupent une place centrale dans ce dispositif, en raison de leur potentiel agricole, de leurs ressources naturelles et de leurs économies côtières. La tournée, organisée en partenariat avec MTN Ghana et en collaboration avec le ministère du Commerce, de l’Agribusiness et de l’Industrie et plusieurs agences publiques, fait suite à des exercices similaires menés dans les régions de la Volta et de l’Oti en 2025.
Selon les données du GIPC, entre 1995 et septembre 2025, la région du Centre a enregistré 154 projets d’IDE pour un montant cumulé de 491 M USD, tandis que la région de l’Ouest a accueilli 294 projets totalisant 10,8 Md USD, illustrant à la fois le poids du secteur extractif et le potentiel de diversification des investissements régionaux.
950 000 personnes sorties de la pauvreté multidimensionnelle au Ghana en un an
La pauvreté multidimensionnelle mesure les privations simultanées des ménages en matière de santé, d’éducation, d’emploi et de conditions de vie, au-delà du seul critère de revenu. Entre le troisième trimestre 2024 et le troisième trimestre 2025, 950 000 personnes en sont sorties.
Les disparités territoriales demeurent : les régions du Nord-Est et de la Savannah affichent des taux supérieurs à 50%, contre moins de 20% dans le Grand Accra et la région de l’Ouest. L’écart rural-urbain demeure élevé, avec une incidence de 31,9% en milieu rural contre 14,2% en milieu urbain.
Selon le GSS, la pauvreté multidimensionnelle reste principalement expliquée par des privations en matière de santé (40,9%), en lien notamment avec une couverture incomplète de l’assurance maladie, et de conditions de vie (33,8%), en lien avec la qualité du logement, la nutrition et à l’assainissement. Ces facteurs structurants expliquent la persistance d’écarts territoriaux et sociaux malgré la baisse globale de l’indicateur.