Les 29 et 30 avril 2026, l’UNESCO a organisé la Réunion virtuelle de suivi sur le renforcement de l’enseignement supérieur du patrimoine mondial en Afrique, avec le généreux soutien du Service du patrimoine coréen, République de Corée. La réunion en ligne a marqué le passage de la phase de consultation à celle de la mise en œuvre du projet, s’appuyant sur le brainstorming virtuel de février 2026, qui a réuni plus de 100 experts issus de 28 pays africains ainsi que des universités partenaires de 13 pays hors d’Afrique.

La réunion s’est concentrée sur la prochaine phase de travail de l’UNESCO visant à institutionnaliser l’éducation au patrimoine mondial dans les universités et les écoles du patrimoine africaines. Elle a réuni les cinq institutions pilotes — l’Université Cheikh Anta Diop au Sénégal, l’Université de Yaoundé II au Cameroun, l’Université Mohammed VI Polytechnique au Maroc, le College of African Wildlife Management, Mweka en République-Unie de Tanzanie, et l’Université du Cap en Afrique du Sud — ainsi que l’École du Patrimoine Africain (EPA) au Bénin.

Les discussions de deux jours ont permis de définir les priorités propres à chaque institution, les besoins académiques et techniques, ainsi que les éléments de la feuille de route pour la phase 2, au cours de la deuxième année du projet. Les participants ont souligné que l’enseignement supérieur du patrimoine mondial en Afrique devrait aller au-delà des ateliers de courte durée pour s’orienter vers un renforcement des capacités à long terme, comprenant des qualifications reconnues, des centres de ressources, des parcours professionnels, du mentorat, des outils numériques et des liens plus étroits entre universités, institutions du patrimoine et communautés.

La réunion a également examiné la mise en place d’un réseau élargi de 30 universités, réunissant le réseau existant de 25 universités ainsi que les cinq universités pilotes et l’EPA. Ce réseau, qui comprend des Chaires UNESCO et des institutions partenaires, devrait soutenir l’apprentissage entre pairs, les programmes d’échange, la mobilisation d’experts communs, la recherche conjointe, les matériels pédagogiques et les mécanismes d’assurance qualité.

Un élément clé de la réunion a été la contribution du Secteur de l’éducation de l’UNESCO, qui a présenté la manière dont le Programme UNITWIN/Chaires UNESCO peut soutenir la coopération universitaire, la recherche, l’élaboration de programmes d’études et l’échange de connaissances au sein du réseau émergent. Cela reflète l’approche plus large de l’UNESCO visant à travailler à l’interface de la culture et de l’éducation, en mobilisant l’expertise et les ressources afin de soutenir les États membres par l’élaboration de politiques et des actions transversales.

Pour l’avenir, l’UNESCO et ses partenaires soutiendront les institutions participantes dans la préparation de feuilles de route pratiques pour la phase 2, comprenant des modules de programmes d’études, des cours professionnels de courte durée, des centres de ressources, des répertoires d’experts et des mécanismes de coopération interuniversitaire. Avec le soutien continu du Service du patrimoine coréen, République de Corée, l’initiative vise à renforcer le leadership africain dans l’éducation au patrimoine mondial et à doter une nouvelle génération de professionnels des compétences nécessaires pour identifier, protéger, gérer et promouvoir le patrimoine culturel et naturel de l’Afrique.

Pour plus d’informations, veuillez contacter : Rouran Zhang, Coordinateur de programme, Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO : [email protected]