Depuis quelques années, le baromètre de l’attractivité de la France joue sur la sémantique pour souligner la fragilité de la première place de l’Hexagone dans le nombre d’investissements étrangers attirés sur son territoire : Dernier appel » ou « la France à l’heure des choix. Preuve d’un avenir pas si simple.

Philippe Vailhen, le directeur d’EY Ouest, le résume de manière abrupte : Ce qui n’allait pas bien ne va pas mieux. Et face à un monde qui change très vite, nos changements ne vont pas assez vite. Décryptons le constat du baromètre 2025 de l’attractivité de la France d’EY.

Certes, la France demeure première pour les investissements en Europe, mais dans un contexte de diminution de 7 % des projets annoncés en 2025 dans les 47 pays pris en compte dans ce baromètre, avec 5 026 projets contre 5 383 en 2024.

Et une chute de 25 % du côté des emplois totaux projetés par ces projets, passant de 269 740 en 2024 à 202 186. L’Europe est la région la plus touchée par le recul mondial des investissements internationaux, constate Clément Visbecq, consultant EY pour l’attractivité des territoires. Et la concurrence intra-européenne s’intensifie avec les pays de l’Europe du Sud et d’Europe centrale, qui gagnent beaucoup en attractivité.

On peut parler d’une Europe à deux vitesses. Les pays avec des coûts du travail compétitifs ou des cadres réglementaires plus souples séduisent. La Turquie, par exemple,…