La Coupe du monde 2026 fait peau neuve : le nouveau format expliqué (48 équipes, seizièmes de finale…)Quels sont les objectifs du Maroc pour le mondial 2026 ?
La modestie, c’est terminé pour les Lions de l’Atlas. Auparavant, l’ambition était surtout de sortir des poules.
Avec leur nouveau statut, les Marocains ne pourront plus du tout se cacher.
À l’approche de la Coupe du monde 2026, le Maroc n’avance plus dans la peau d’un outsider discret, mais avec un statut assumé de nation capable de rivaliser avec les meilleures équipes du monde. Dans ce contexte, une élimination dès la phase de groupes serait vécue comme une contre-performance. La qualification pour les huitièmes de finale constitue aujourd’hui le strict minimum.
Au sein du groupe, l’ambition est claire : retrouver les sommets atteints au Qatar. Un quart de finale apparaît comme un objectif cohérent au regard du potentiel de l’effectif et de la dynamique enclenchée ces dernières années. Mais en interne, le discours va plus loin. Le Maroc vise explicitement une nouvelle place dans le dernier carré, avec, en ligne de mire, une première finale mondiale.
Portée par une génération arrivée à maturité et des jeunes pousses talentueux, la sélection marocaine entend également confirmer son statut de référence sur le continent africain. Plus qu’un simple parcours, l’enjeu est de s’inscrire dans la durée et de prouver que 2022 n’était pas un exploit isolé, mais le point de départ d’une nouvelle ère.
Mohamed Ouahbi, sélectionneur du Maroc
La finale perdue officieusement contre le Sénégal lors de la dernière CAN a laissé des traces. La gagner sur tapis vert n’aurait rien changé : Walid Regragui a rendu sa démission.
Un séisme, tant l’ancien milieu de terrain est parvenu à transformer les Lions de l’Atlas. S’il n’a finalement rien gagné, il aura laissé une trace (presque) indélébile pour les Marocains puisque c’est sous son impulsion qu’ils ont réalisé la meilleure performance de leur histoire.
Pour le remplacer, la Fédération a misé sur une certaine continuité avec Mohamed Ouahbi. Bien connu en Belgique, il a passé près de 17 ans du côté du RSC Anderlecht au sein des équipes de jeunes.
Né à Schaerbeek, il a toujours conservé un lien très fort avec son pays d’origine. Sa candidature a pris une autre tournure lorsqu’il a remporté la Coupe du monde des -20 ans avec le Maroc cette année. C’est la première fois qu’un Belgo-Marocain prenait les rênes des Lions de l’Atlas et ce n’est pas un événement anodin.
En effet, ces dernières années, le Maroc est parvenu à séduire et convaincre certains binationaux d’aller jouer dans leur pays d’origine. Les exemples sont nombreux et les derniers en date se nomment Chemsdine Talbi ou Bilal El Khannouss.
Au plus haut niveau par contre, son expérience est plutôt limitée. Sur le plan du jeu, son défi sera double. Il s’agit à la fois de préserver les bases solides qui ont fait le succès des Lions de l’Atlas, tout en apportant une évolution capable de surprendre des adversaires désormais sur leurs gardes. Le Maroc n’est plus une inconnue, et son sélectionneur devra composer avec ce nouveau statut.
S’il veut poursuivre ce défi, son rôle dépassera largement la simple gestion sportive. Il incarne la continuité d’un projet ambitieux et la capacité du Maroc à s’installer durablement parmi les grandes nations du football mondial. Dans un contexte où chaque détail compte, sa gestion du groupe et ses choix tactiques seront déterminants pour prolonger la dynamique enclenchée au Qatar.
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Le noyau des Marocains est assez étoffé et s’appuie sur un mélange d’expérience et de jeunesse.
Sans surprise, la vraie star se nomme Achraf Hakimi. Le latéral du PSG est l’un des meilleurs à son poste au monde. Il incarne le leader technique et émotionnel de la sélection. Capitaine, décisif dans les grands rendez-vous, il apporte sa vitesse et sa capacité à se projeter, faisant de lui une arme majeure sur le flanc droit.Dans les buts, Yassine Bounou reste une référence. Son parcours lors du Mondial 2022 a marqué les esprits et il continue d’offrir des garanties au plus haut niveau, notamment dans les moments de forte pression.En défense, Nayef Aguerd s’impose comme le patron de l’axe. Solide dans les duels et précieux dans la relance, il structure l’arrière-garde marocaine. Dans le cœur du jeu, la dernière CAN a démontré que la jeunesse s’était fait une place au soleil. En effet, Neil El Aynaoui est l’élément qui a le plus joué depuis 2025. Le milieu de 24 ans a signé à la Roma en provenance de Lens et est devenu un cadre de cet effectif. Il sera probablement épaulé par les deux Belgo-Marocains Ismaël Saibari et Bilal El Khannouss. Offensivement, Hakim Ziyech ne va plus faire partie des plans de Ouahbi. Tout le contraire de Chemsdine Talbi qui a pris une autre dimension depuis son transfert en provenance de Bruges vers Sunderland. Meilleur buteur lors de la dernière CAN malgré un penalty qui le poursuivra (peut-être) toute sa carrière, Brahim Diaz est le leader incontesté de l’attaque. Le joueur du Real Madrid, formé en partie à Manchester City, est le danger principal de son équipe. La chronique de Christophe Franken : en pensant écrire l’histoire du football, Cristiano Ronaldo devient ridiculeLe calendrier du Maroc à la Coupe du monde 2026
Placés dans le groupe C, les Lions de l’Atlas débuteront la compétition par un choc face à l’un des favoris du tournoi.
Voici son calendrier :
13 juin 2026 : Maroc – Brésil (New York / New Jersey, 00h00) 19 juin 2026 : Maroc – Écosse (Boston, 00h00) 24 juin 2026 : Maroc – Haïti (Atlanta, 00h00)
Ces horaires sont indiqués en heure belge.
Si le Maroc termine premier du groupe C, il affrontera le deuxième du groupe FSi le Maroc termine deuxième du groupe C, il jouera contre le premier du groupe F. Si le Maroc termine troisième, les choix sont multiples.
Le groupe F est composé des Pays-Bas, du Japon, de la Suède et de la Tunisie. Si la logique est respectée, le Maroc devrait affronter les Japonais (favoris pour la seconde place) ou les Pays-Bas s’ils ne terminent pas en tête du groupe, mais deuxième. Une rencontre qui constituerait déjà un choc entre deux nations qui se connaissent bien.
Calendrier de la Coupe du monde 2026 : le programme complet des matchs, dates et horairesGroupe C : les adversaires du Maroc au Mondial 2026
Le Brésil fait figure d’épouvantail. Nation la plus titrée de l’histoire du Mondial, elle reste une référence mondiale, capable d’aligner des talents dans toutes les lignes.
Techniquement au-dessus, le Brésil représente le test le plus relevé pour le Maroc. Ce premier match donnera rapidement une indication sur la capacité des Lions de l’Atlas à rivaliser avec une nation du top mondial. Même si la Seleção n’a plus remporté la Coupe du monde depuis 2002, elle demeure un prétendant sérieux au titre.
L’Écosse apparaît logiquement comme LE concurrent direct pour la deuxième place du groupe.
Réputée pour son engagement physique et son kick and rush, l’Écosse reste difficile à manœuvrer. Moins talentueuse sur le papier que certaines grandes nations, dont le Maroc, elle compense par une organisation solide et une grande intensité.
Ce match pourrait bien être décisif dans la course aux huitièmes de finale.
Enfin, Haïti constitue la grande inconnue du groupe. Moins expérimentée à ce niveau, cette sélection n’a pas le même vécu que ses adversaires, ni le talent dans ses rangs. Pour espérer passer, il faudra évidemment manger tout cru le Petit Poucet du groupe.
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