Dans les hangars d’ArianeGroup à Brême, près de Hambourg en Allemagne, les équipes s’activent. La partie supérieure d’une fusée Ariane 64 doit encore être assemblée. Dans ce décor ultraclinique immaculé de blanc, chaque geste est millimétré. Sur place, les équipes du client américain, Amazon LEO, observent les opérations. Quelques jours plus tard, c’était le 27 avril dernier, une salve de 32 satellites LEO a décollé avec succès grâce à une fusée de ce type.

Pour ArianeGroup, le contrat est majeur, d’autant que les clients commerciaux européens préfèrent souvent utiliser SpaceX : 18 lancements sont déjà prévus avec le géant américain. « Ceci est notre plus gros contrat en termes de lancements », confirme Martijn Rogier van Delden, le responsable du développement commercial Europe d’Amazon, même s’il utilise aussi les fusées d’Elon Musk (SpaceX) et Jeff Bezos (Blue Origin).

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Avec sa constellation, composée, à terme, de 3 200 satellites en orbite basse – pour l’instant seuls 200 ont été lancées – Amazon veut concurrencer SpaceX sur le marché de l’Internet spatial. Ces satellites LEO (low earth orbit ou en orbite basse), situés entre 160 et 1 000 kilomètres d’altitude, promettent une connexion plus rapide et une latence réduite. Alors que le marché mondial de la connectivité doit progresser de 12 % par an d’ici à 2029 pour atteindre une dizaine de milliards d’euros, ce sera du 28 % pour LEO.