Ce que vous allez apprendreLe CHMP recommande l’autorisation de la version orale du Wegovy en Europe, destiné aux adultes obèses ou en surpoids avec comorbidités (diabète, hypertension, etc.).L’essai clinique a monté une perte moyenne de 13,61 % du poids contre 2,18 % avec placebo.La validation finale appartient à la Commission européenne et le remboursement à chaque État.
L’Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé l’extension de l’autorisation de mise sur le marché du Wegovy (sémaglutide) du laboratoire Novo Nordisk, afin d’y inclure la forme orale. Une avancée qui pourrait simplifier la prise en charge des patients en Europe, la forme per os étant déjà disponible dans certains pays non européens, par exemple aux États-Unis.
Une alternative aux injections
Jusqu’ici administré par injection sous-cutanée hebdomadaire, le médicament est indiqué chez les adultes souffrant d’obésité, ou en surpoids avec au moins une comorbidité liée au poids (diabète de type 2, hypertension, maladies cardiovasculaires, cholestérol élevé ou apnée du sommeil). Il doit être utilisé en complément d’un régime alimentaire adapté et d’une activité physique régulière.
Les comprimés sont, eux, à prendre une fois par jour à jeun, après au moins 8 heures sans manger. Un délai de 30 minutes avant de consommer des aliments, boissons ou autres médicaments doit ensuite être respecté.
Des résultats cliniques
L’efficacité des comprimés de Wegovy a été évaluée dans un essai clinique de phase III portant sur 307 adultes. Après 64 semaines de traitement, les patients ayant pris le médicament ont perdu en moyenne 13,61 % de leur poids corporel, contre 2,18 % dans le groupe placebo. Par ailleurs, 76,3 % des participants traités ont perdu au moins 5 % de leur poids, contre 30,5 % pour le groupe placebo.
En comparaison, sémaglutide 2,4 mg par voie injectable permet, d’après les études, une perte de poids de 10 % à 15 % environ.
Les effets indésirables les plus fréquents sont d’ordre gastro-intestinal : nausées, diarrhées, constipation, douleurs abdominales, dyspepsie ou vomissements. Ils apparaissent principalement en début de traitement et restent similaires à ceux observés avec les injections.
Pas encore disponible en France
Cette recommandation du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) constitue une étape intermédiaire. La décision finale revient désormais à la Commission européenne. Une fois validée, chaque État membre devra statuer sur le prix et le remboursement du traitement selon son système de santé.