Une nouvelle fois, la Maison de l’Europe à Nîmes a découvert ce vendredi 22 mai, sur sa vitrine rue de la République, une croix gammée sur le portrait de la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen.
La Maison de l’Europe à Nîmes a découvert ce vendredi 22 mai, sur sa vitrine, rue de la République, une croix gammée sur le portrait de la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen. « C’est la deuxième fois au mois de mai », constate Michael Stanger qui va porter plainte.
Dans un communiqué de presse, Franck Arnaud, président de la Maison de l’Europe a condamné « avec la plus grande fermeté cette affiche apposée à deux reprises sur notre devanture représentant la Commission européenne associée à une croix gammée. Ce type de représentation est inacceptable et contraire aux valeurs fondamentales portées par la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne…. L’utilisation de symboles nazis ne peut en aucun cas être banalisée ou utilisée comme outil de provocation politique. Assimiler des responsables européens ou des institutions démocratiques au nazisme est une dérive grave qui contribue à la banalisation de symboles liée aux pires crimes de l’Histoire. » Et de rappeler que « la construction européenne constitue depuis plus de 70 ans, un symbole de paix, de réconciliation entre les peuples et de dépassements des conflits. » La Maison de l’Europe rappelle que « le débat d’idées est légitime dans une démocratie mais ne doit pas inciter à la haine. »
Le soutien du collectif Histoire et Mémoire
Le collectif Histoire et Mémoire présidé par David Storper a lui aussi fait part de « sa plus vive indignation » et apporte tout son soutien à la Maison de l’Europe de Nîmes, ses équipes, ses bénévoles et à Ursula Van Der Leyen présidente de la commission européenne.. »Ces actes constituent une attaque intolérable contre les valeurs de la démocratie, de paix et de fraternité portées par la Maison de l’Europe, mais aussi contre le travail de mémoire mené depuis des années par les associations, les historiens, les enseignants et les citoyens engagés dans la transmission de l’histoire de la seconde guerre mondiale et de la Shoah, déclare David Storper. À Nîmes comme partout en France et en Europe, la mémoire des victimes du nazisme, des déportés, des résistants et des Justes en peut être souillée par des messages de haine de propagande inspirés par des idéologies les plus meurtrières du XXe siècle. » Et le collectif d’alerter que « banaliser les symboles, slogans ou références nazies n’est jamais anodin. »