Eric Petitgand, le directeur général de Crédit Mutuel Alliance Fédérale*, puis Daniel Baal, le président du groupe de banque et d’assurance, ont tous deux souligné, ce vendredi à Strasbourg, l’importance du marché allemand. Lequel représente la moitié des 25 % des activités réalisés à l’étranger par le Crédit Mutuel, notamment depuis le rachat, effectif depuis le 1er  janvier, de la banque OLB faisant du groupe Crédit Mutuel la 9 e banque européenne en incluant Targo Bank et ACM Deutschland. De fait, une forte délégation de salariés allemands était présente au Zénith de Strasbourg qui a vu les 6 000 participants se lever à l’issue du discours de l’ancien président du Parlement européen, Martin Schulz.

Ce dernier a défendu « le besoin d’Europe » vanté par Daniel Baal. « L’idée qui représente l’Europe, c’est la dignité, le respect, la tolérance. Beaucoup des gens sont devenus sceptiques en ce qui concerne l’intégration européenne, représentée surtout ici dans cette ville de Strasbourg. L’intégration européenne est difficile, trop bureaucratique, trop loin dans le processus de décision… Mais est-il est raisonnable, dans cette période, de mettre en cause l’intégration européenne si l’Ouest comme nous l’avons connu n’existe plus ? Est-il raisonnable de mettre en question l’intégration européenne dans un moment où la guerre est revenue sur notre continent ? Est-il responsable de détruire l’UE à un moment où la Chine est sortie pour conquérir des marchés internationaux avec une politique d’expansion ? Est-il raisonnable de mettre en cause cette idée de la démocratie transnationale dans un moment où les dictateurs, les autocrates menacent l’Europe avec leur stratégie soit technologique, soit économique, soit militaire ? Ma réponse est non. »

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