DÉCRYPTAGE – Théorisée par les mouvances nationalistes radicales, la «remigration» gagne en visibilité sur le continent et trouve des relais dans certains partis politiques d’extrême droite.

Après Milan en 2025, c’est Porto qui accueille ce samedi 30 mai l’édition 2026 du «Remigration Summit», colloque organisé par plusieurs mouvements européens d’extrême droite. Moyennant 45 euros (et jusqu’à 325 euros pour un accès «premium»…), les participants pourront voir se succéder sur scène les principales figures continentales de la «remigration», concept défendu par les mouvances identitaires et nationalistes radicales, qui prône l’expulsion massive d’étrangers au nom de la préservation de l’identité nationale et culturelle.

Sur leur site internet, les organisateurs la définissent comme «un processus démocratique, légal et de longue haleine (20 à 30 ans) visant à renvoyer les immigrants clandestins et les migrants légaux nuisibles, et à exercer une pression sur les sociétés parallèles non assimilées afin de rétablir l’harmonie culturelle au sein de la nation».

Issue de la même matrice idéologique que la théorie du «grand remplacement», la notion de «remigration» a acquis une visibilité…

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Le Figaro

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