Fabuleux ! Au terme d’une séance de tirs au but crispante, les footballeurs du Paris Saint-Germain ont signé l’exploit rare de conserver la coupe aux grandes oreilles, comme on surnomme la Ligue des Champions. Ce doublé en forme de triomphe, obtenu à l’issue d’un match longtemps verrouillé par les Anglais d’Arsenal, parachève deux saisons fantastiques au cours desquelles le club de la capitale a marché sur le toit de l’Europe, régalé ses fans et offert un spectacle parfois fantastique, à l’image de sa demi-finale aller contre le Bayern de Munich. Galvanisés par leur entraîneur Luis Enrique, les Parisiens ont, sous la houlette de ce technicien à la personnalité attachante, redoré de manière spectaculaire le blason de leur club, pas seulement du point de vue du palmarès, mais aussi sur le plan de l’image.

Et maintenant la Coupe du monde  ?

Longtemps constitué d’une addition de stars à l’ego démesuré, à l’instar de Neymar ou Mbappé, le PSG version Luis Enrique possède toujours son lot de grands joueurs, mais ceux-ci évoluent d’abord au service de l’équipe. La force du collectif sur les individualités, c’est l’un des principes majeurs inculqués par Enrique à ses troupes. Sur le plan du jeu, le gourou de Gijón a imposé un style basé sur la possession, le pressing, la polyvalence des joueurs et le don de soi. Formé à l’école du football total du FC Barcelone, cet ancien joueur incarne, comme son homologue d’Arsenal Mikel Arteta, le rayonnement des entraîneurs ibériques sur le football européen. Quatre des six équipes finalistes d’une d’Europe cette année étaient entraînés par des techniciens espagnols.

Reste maintenant à savoir comment les internationaux parisiens, à l’image d’un Dembelé sorti du terrain en boitillant, vont récupérer de cette saison interminable et épuisante, alors que se profile l’ouverture de la Coupe du Monde dans moins de deux semaines. Une nouvelle occasion, pour le foot français, de marquer l’Histoire.