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Le Premier ministre libyen, Abdelhamid Dbeibah, a adopté, lundi, la Charte nationale d’éthique de l’intelligence artificielle et lancé la Stratégie nationale d’intelligence artificielle 2026-2030.

La Charte libyenne d’éthique de l’intelligence artificielle prévoit l’ancrage des principes de justice, de transparence et de responsabilité, tout en garantissant les droits des individus, leurs libertés numériques, ainsi que la protection de la sécurité nationale et de la souveraineté numérique de l’État.

Le document affirme également la centralité de l’être humain dans le processus technologique, considérant que les systèmes d’intelligence artificielle sont des outils d’aide à la décision humaine, et non des substituts à celle-ci, notamment dans les secteurs sensibles tels que la santé, la justice et la sécurité. Cette charte constitue une référence nationale pour les secteurs public, privé et académique, dans le but de renforcer la confiance de la société et de consolider les principes de bonne gouvernance.

La stratégie libyenne d’intelligence artificielle vise à instaurer une transformation numérique globale et équilibrée, à travers le développement de l’infrastructure numérique, le renforcement des compétences nationales, ainsi que le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Elle devrait contribuer à améliorer la qualité des services publics, à renforcer la sécurité nationale et à promouvoir le développement durable, selon un calendrier défini et des indicateurs d’évaluation progressifs permettant une mise en œuvre graduelle et organisée des programmes de transformation numérique dans les différents secteurs vitaux.

La stratégie fixe également plusieurs objectifs chiffrés, dont l’utilisation de solutions d’intelligence artificielle par 80 % des institutions publiques, l’activation de l’identité numérique nationale pour 70 % de la population, ainsi que la formation et la qualification de 10 000 agents dans les domaines des technologies avancées. Elle prévoit aussi de soutenir la création de 100 start-up spécialisées dans l’intelligence artificielle, d’automatiser 50 % des transactions administratives et de convertir 70 % des archives papier en systèmes numériques modernes.

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