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Naceur Ben Khalifa, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, a estimé que l’épreuve de philosophie proposée aujourd’hui aux candidats du baccalauréat était à la portée de l’ensemble des élèves.
Dans une déclaration accordée au correspondant de Tunisie Numérique à Sfax, il a précisé que le sujet destiné aux sections scientifiques était accessible à la majorité des candidats et couvrait plusieurs axes essentiels du programme officiel.
Des questions en lien avec le programme
Selon Naceur Ben Khalifa, le premier exercice portait sur la question du corps dans le cadre de la problématique de l’identité et de l’altérité. Le sujet s’articulait autour de l’idée selon laquelle “le corps est le fondement de l’existence”, en invitant les candidats à réfléchir aux implications philosophiques de cette affirmation.
Le deuxième exercice concernait la question de la liberté en rapport avec la citoyenneté. L’élève devait présenter un argument dans le cadre de l’axe portant sur l’État, entre souveraineté et citoyenneté.
Un texte sur la modélisation noté sur 6 points
Le troisième exercice, sous forme de texte, était noté sur 6 points et portait sur la question de la modélisation.
L’enseignant a expliqué que les candidats étaient appelés à identifier la problématique, à analyser le concept de modèle et sa signification, puis à répondre à une question relative à l’enjeu du texte.
Il a souligné que ces types de questions avaient été abordés et travaillés par les élèves tout au long de l’année scolaire.
La mondialisation et le dialogue entre les cultures
La deuxième partie de l’épreuve comprenait deux sujets au choix. Le premier portait sur la mondialisation à travers la question suivante : “La mondialisation assure-t-elle réellement la communication entre les cultures ?”
Selon Naceur Ben Khalifa, l’élève pouvait répondre en montrant, dans un premier temps, que la mondialisation peut contribuer positivement au développement des relations entre les différentes cultures.
Dans un second temps, il pouvait nuancer cette position en soulignant les limites de la mondialisation, notamment lorsqu’elle menace les spécificités culturelles et tend à imposer un modèle culturel unique.
Le bonheur entre raison, désir et utilité
Le second sujet relevait du champ de l’éthique et posait la question suivante : “Le bonheur se limite-t-il aux frontières de la raison ?”
L’enseignant a indiqué que les candidats pouvaient traiter cette problématique sous forme de débat, en affirmant d’abord que le bonheur peut reposer sur un fondement rationnel, avant de montrer qu’il peut aussi dépasser le cadre de la raison.
Cette seconde approche pouvait être développée à travers des perspectives critiques liées notamment au désir, à l’utilité ou à d’autres conceptions philosophiques.
Une épreuve jugée équilibrée
Pour Naceur Ben Khalifa, l’épreuve de philosophie n’a pas surpris les candidats et s’inscrivait dans la continuité du travail effectué durant l’année.
Il a estimé que les sujets proposés étaient équilibrés, conformes au programme et accessibles aux élèves ayant suivi régulièrement les cours et maîtrisé les principales problématiques philosophiques.
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