« Le printemps a marqué une accélération historique des ventes de véhicules électriques, avec des hausses mensuelles souvent supérieures à 30%, voire 40% à 50% sur certains mois », observe cet analyste. Portée par un contexte économique et une offre produit favorable, le segment des véhicules électriques enregistre une embellie dépassant les prévisions les plus optimistes. Rappelons qu’en France, les modèles zéro émission ont représenté le mois dernier, près d’un tiers des ventes.
Cette dynamique se retrouve à l’échelle du Vieux-Continent. Sur le premier trimestre, les immatriculations de voitures 100% électrique ont progressé de près de 30%. Un chiffre qui a dépassé même, les 50% dans une quinzaine de marchés européens au cours du mois de mars. Au total, 978 845 de véhicules électriques ont été immatriculés depuis le début d’année en Europe.
L’Italie, la France et l’Allemagne, tirent le marché
En détails, l’Italie, la France et l’Allemagne, ont enregistré la plus forte progression des ventes de BEV au cours du printemps. Ainsi, sur les quatre premiers mois de l’année, le marché italien a vu les immatriculations de véhicules électriques, s’envoler de 73%. La hausse atteignant 48,2% en France, contre 41,3% en Allemagne. Outre-Rhin, le retour des aides à l’achat a relancé le marché de l’électrique. La Belgique complète le tiercé gagnant, malgré un léger tassement de ses ventes.
Ces quatre pays ont représenté 60% des ventes de voitures électriques à batterie dans l’Union européenne au printemps, toujours selon les données de l’ACEA (Association des constructeurs européens d’automobiles).
Les facteurs du succès
De fait, la hausse des prix des carburants associée aux aides à l’achat, contribuent à soutenir la vitalité du secteur. Dans l’Hexagone, le retour du leasing social le mois prochain, promet de soutenir la dynamique commerciale engagée. Certains constructeurs comme Renault, anticipant déjà le lancement du dispositif en ouvrant les commandes dès la mi-juin.
En outre, l’élargissement des gammes vers des modèles abordables, se poursuit. Ainsi, 181 modèles électriques étaient disponibles en Europe au printemps, contre 114 un an plutôt. Résultat, « en mars, les modèles 100 % électriques ont représenté 21,2 % des immatriculations dans l’UE et l’AELE, franchissant le seuil symbolique des 20 %. L’Europe confirme ainsi, sa place de marché le plus dynamique pour l’électrique. »
Tesla, Renault et… Skoda
Ce contexte porteur bénéficie à Telsa, dont le Model Y s’impose comme le modèle le plus vendu dans l’UE. La marque américaine d’Elon Musk, s’offre un retour en grâce avec une croissance de ses ventes de 46,5% en avril, alimentée également par le Model 3.
Parmi les autres constructeurs à tirer profit de ce regain d’intérêt pour l’électrique, Renault joue avec succès la carte de la R5 E-Tech. Il est à noter également, la performance surprise du Skoda Elroq, deuxième véhicule électrique le plus vendu en Europe. Enfin, parmi les plus fortes progressions, Leapmotor et BYD confirment la montée en puissance des marques chinoises, notamment en Allemagne.
Dès lors, si la dynamique du marché de l’électrique se révèle salvatrice pour les constructeurs historiques exposés au respect des indicateurs CAFE, elle pourrait s’accompagner également d’une redistribution des cartes.