
Le 4 juin 2026, des agents de la Direction générale de la protection civile et de l’assistance humanitaire (DG ECHO) de la Commission européenne chargent du matériel médical et des kits d’urgence à bord d’un avion à destination de Bunia, dans la province d’Ituri, en République démocratique du Congo, une zone touchée par l’épidémie d’Ebola. – Photo : REUTERS
Selon le correspondant de l’agence de presse vietnamienne en Afrique, outre la surveillance épidémiologique, le traçage des contacts, le contrôle aux frontières et le traitement des patients, l’Ouganda renforce également ses capacités de dépistage et sa communication communautaire afin de limiter l’impact de la désinformation.
Les agences sanitaires internationales ont constaté que lors des épidémies d’Ebola, les fausses informations peuvent éroder la confiance dans les systèmes de santé, incitant les gens à retarder le signalement, à éviter la quarantaine ou à ne pas coopérer aux efforts de lutte contre la maladie.
De nombreuses études sur les précédentes épidémies d’Ebola en Ouganda ont également montré que la désinformation, les messages incohérents et le manque de transparence constituent des obstacles majeurs à l’implication de la communauté dans la lutte contre l’épidémie.
Dans ce contexte, les autorités ougandaises estiment que la lutte actuelle représente non seulement un défi sanitaire, mais aussi un défi de gestion de l’information publique, exigeant des autorités qu’elles fournissent en permanence des informations exactes, compréhensibles et fiables.
Selon les derniers chiffres, la République démocratique du Congo a enregistré 71 nouvelles infections au cours des dernières 24 heures, portant le nombre total de cas d’Ebola causés par la rare souche Bundibugyo à 452 depuis le début de l’épidémie le 15 mai. Parmi ceux-ci, 82 personnes sont décédées.
Selon les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), au 5 juin, l’Ouganda avait enregistré 19 cas, dont deux décès.
Notamment, 34 professionnels de la santé ont été infectés par le virus Ebola, dont 7 sont décédés et 6 ont guéri.
Lors d’une conférence de presse conjointe en ligne, le CDC Afrique et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont mis en garde contre de nombreux défis entravant les efforts de riposte, notamment le manque de traitements spécifiques pour la souche Bundibugyo, la faiblesse des systèmes de santé, les ressources limitées, la forte mobilité des personnes, l’infection des travailleurs de la santé, la désinformation et le manque de confiance au sein de la communauté.
Ces deux organisations viennent de lancer un plan de préparation et de réponse à l’épidémie d’Ebola en Afrique, visant à mobiliser 518 millions de dollars pour aider les pays à prévenir, détecter précocement et combattre la maladie entre juin et novembre de cette année.
Par ailleurs, à compter du 6 juin, les Émirats arabes unis ont officiellement interdit l’entrée sur leur territoire aux passagers en provenance de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda et du Soudan du Sud afin de prévenir la propagation d’Ebola.
L’interdiction s’applique également aux personnes en transit par un ou plusieurs des pays susmentionnés, à moins qu’elles n’aient quitté ces pays plus de 21 jours avant leur arrivée aux Émirats arabes unis. Le transport de marchandises et les vols de transit entre les Émirats arabes unis et ces trois pays se poursuivent normalement.
Source : https://tuoitre.vn/uganda-mo-mat-tran-chong-tin-gia-giua-dot-bung-phat-ebola-moi-20260606150808568.htm