Jean-Noël Poirier, ancien ambassadeur de France au Vietnam, a été désigné consul général de France à Nuuk par un décret du 3 février 2026. Décrit comme un « fonctionnaire expérimenté », également passé par l’ambassade de Tripoli et l’Assemblée générale des Nations unie, il entamera sa mission le 6 février. Il est chargé de notamment de mettre en place le consulat et de renforcer les liens avec le Groenland.
La nomination de Jean-Noël Poirier intervient alors que le Groenland est au cœur de tensions internationales. Les États-Unis, sous l’administration Trump, ont exprimé leur intérêt pour l’île, provoquant des frictions avec l’Europe et l’Otan. Donald Trump s’est dit prêt à s’emparer de l’île de glace « d’une manière ou d’une autre » pour faire face aux ambitions russes et chinoises dans la région. Le Quai d’Orsay souligne que l’ouverture du consulat est un signal politique fort de soutien au Groenland et au Danemark.
Le Groenland, un territoire stratégique
Le consulat de France à Nuuk aura des « compétences élargies », a assuré le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, malgré le faible nombre de citoyens français sur place. Jean-Noël Poirier devra non seulement assurer des missions consulaires, mais aussi politiques, scientifiques et économiques. Le Groenland, territoire stratégique, attire l’attention pour ses ressources naturelles et son importance géopolitique croissante.
Au-delà de l’accompagnement des résidents français, le consulat soutiendra les chercheurs et les entreprises françaises intéressées par le Groenland. Le ministre des Affaires étrangères, a souligné l’importance de renforcer la présence française dans cette région, notamment dans les domaines scientifique et économique, pour explorer de nouvelles opportunités.
Pour Jean-Noël Barrot, l’installation de ce nouveau consulat permettra de « marquer notre volonté d’approfondir notre présence dans toutes les dimensions de ce territoire du royaume du Danemark », expliquait le ministre des Affaires étrangères sur RTL, fin août. « C’est un signal politique, mais qui s’associe à une volonté d’être plus présent au Groenland, y compris dans le domaine scientifique, puisque c’est là d’ailleurs où l’histoire entre la France et le Groenland a commencé à s’écrire », ajoutait-il.
La rédaction vous recommande
Lire la suite