Compétitions mondiales, 5G, data centers, IA, formation, foires… le Maroc multiplie les armes pour s’établir durablement comme une référence régionale du numérique, non pas sans défis. Décryptage.
Ora Technologies vient de remporter le premier prix du concours national organisé par le fonds mondial de capital-risque Pegasus Tech Ventures, visant à sélectionner la startup locale qui représentera le Maroc à la grande finale mondiale du Startup World Cup, prévue en novembre prochain, dans la Silicon Valley, à San Francisco. La jeune pousse spécialiste de l’innovation digitale et de la promotion de l’inclusion financière et numérique défendra ainsi les couleurs du royaume face à plus de 65 startups venant d’autant de pays et devant 300 investisseurs internationaux. En jeu, un financement de 1 million de dollars pour la gagnante. C’est une première pour le royaume qui rejoint le cercle restreint des pays africains participant à cette compétition tech internationale après l’Afrique du Sud, le Ghana et le Nigeria et aux côtés notamment du Cameroun, la Tunisie, la République démocratique du Congo (RDC) ou encore l’île Maurice qui tiennent également leur édition nationale cette année. La startup marocaine va bénéficier d’un accompagnement de l’écosystème public et privé national au cours des cinq prochains mois, afin de maximiser ses chances de séduire les investisseurs.
Les startups, chères à la stratégie nationale
C’est donc une corde de plus à l’arc numérique du Maroc qui tente sans cesse de repousser les limites. « Nous faisons beaucoup de choses pour les startups », souligne Amal El Fallah Seghrouchni, ministre en charge de la Transition numérique et la Réforme de l’Administration, lors d’une rencontre avec la presse internationale en amont de ce concours national. Elle fait référence notamment aux différentes initiatives mises en place ces dernières années pour favoriser l’essor des jeunes pousses, dans l’objectif, selon la stratégie « Maroc Digital 2030 » de faire émerger deux licornes marocaines au bout des quatre prochaines années.
5G, data centers, IA… la course vers la souveraineté