Anne Le Hénanff est ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique. Elle était à Versailles, pour Choose France ; elle a présidé le G7 numérique, dont les propositions devraient être adoptées par les chefs d’États à Evian ; elle sera au cœur du salon VivaTech, où plusieurs annonces seront faites, cette semaine, à Paris.

Dans cet entretien accordé à Ouest-France, elle détaille les raisons pour lesquelles « la France s’affirme comme le pays leader en Europe dans l’intelligence artificielle » et la souveraineté numérique. Elle revient également sur la proposition de loi sur la majorité numérique à 15 ans, suspendue à l’avis de la Commission européenne.

Des annonces records ont été faites lors de « Choose France ». Qu’est-ce qui attire les investisseurs étrangers ? L’excellence française ou notre électricité bon marché ?

La France s’affirme comme le pays leader en Europe dans l’intelligence artificielle, au niveau des services, de l’emploi mais aussi des infrastructures. Oui, nous avons une énergie décarbonée, abondante, pas chère, mais notre attractivité tient d’abord à la volonté affichée par le président de la République, dès 2017, sur le développement de l’intelligence artificielle. Des promesses d’investissements majeurs avaient déjà été faites au Sommet pour l’IA de Paris, en février 2025, en cours d’engagement à 75 %. Plus largement, sur la souveraineté numérique, la France est motrice et les choses accélèrent à l’échelle européenne, on observe une véritable évolution de l’état d’esprit général….