« Extrêmement injuste. » La réaction du gouvernement au refus du Canada d’accorder un visa au au ?milieu de terrain ghanéen Thomas Partey est vite tombée. Le joueur est interdit d’accès dans le pays, co-organisateur de la Coupe du monde 2026, étant accusé de viol en Grande-Bretagne.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères du Ghana dit comprendre que cette décision est motivée par une procédure au pénal au Royaume-Uni, l’ancien joueur d’Arsenal, qui évolue désormais à Villarreal, étant accusé de viol et d’agression sexuelle.

Âgé de 32 ans, Thomas Partey, rejette les accusations portées à son encontre. Il se trouve actuellement à Boston avec le reste de l’équipe du Ghana et sera autorisé à jouer lors des prochains matchs du groupe L contre l’Angleterre dans la ville américaine et contre la Croatie à Philadelphie.

Le ministère des Affaires étrangères du Ghana a ajouté avoir adressé jeudi 11 juin une note officielle de protestation demandant au Canada de revoir sa décision.

La Fifa dit ne pas être impliquée

« Le gouvernement de la République du Ghana exprime de vives réserves face à la décision arbitraire et extrêmement injuste prise par le Canada, peut-on lire dans son communiqué. Tout en respectant le droit souverain du Canada d’appliquer ses lois en matière d’immigration, le Ghana estime que le fait de se fonder sur des accusations non prouvées en l’absence d’une décision judiciaire ?soulève ?des questions fondamentales d’équité et de proportionnalité. »

Un porte-parole du ministère canadien de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté a déclaré vendredi que le pays avait toujours soutenu que l’organisation d’événements majeurs ne modifiait pas les lois sur l’immigration.

Lire aussi : Les Bleus au presque parfait, la surprise Japon et le flop du Brésil… On a tenté de prédire la Coupe du monde

« Chaque personne souhaitant venir au Canada fait l’objet d’une évaluation individuelle, fondée sur les faits disponibles et la loi applicable », a-t-il déclaré. La Fifa, l’instance dirigeante du football mondial, a déclaré ne pas être impliquée dans les procédures d’immigration des pays hôtes.

Le cas Thomas Partey est la dernière controverse en date liée à l’immigration pour cette Coupe du monde, co-organisée par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Les États-Unis ont refusé cette semaine l’entrée sur leur territoire à l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, qui devait officier lors du tournoi. Un responsable de l’administration de Donald Trump a déclaré que les autorités américaines avaient découvert le concernant « des liens avec des membres présumés d’organisations terroristes ».