C’est une bonne nouvelle, mais ce n’est pas un retour à la case départ, surtout pour l’Europe ! L’annonce d’un protocole d’entente entre les Etats-Unis et l’Iran a déclenché les réflexes attendus sur les marchés : rechute des prix du pétrole, détente des taux d’intérêt (l’inflation devient moins menaçante), accompagnée d’une hausse des actions (retour de l’appétit pour le risque). Mais « sur beaucoup de points nous en sommes encore au stade des conjectures. La normalisation de la situation prendra de toute façon du temps », tempère Florence Pisani, chef-économiste chez Candriam. Si tout se passe pour le mieux dans le processus de paix – un postulat fort ! – il faudra tout de même déminer le détroit, remettre en état, voire reconstruire beaucoup d’installations de production….

L’espoir renaît

D’un côté, la perspective d’un accord de paix qui serait signé vendredi prochain change tout. A 100 dollars le baril en avril, le marché pétrolier hésitait entre deux scénarios, la guerre durable (et la perspective d’un Brent à plus de 150 dollars) ou un conflit court (un reflux vers 80 dollars). Après bien des hésitations, la pièce semble tomber du bon côté, le baril a glissé à 83 dollars lundi après-midi. L’espoir renaît et, « en cas de besoin, les pays hésiteront moins à piocher dans leurs stocks stratégiques », anticipe Florence Pisani.