“Mais que cherchent Bill Gates et Jeff Bezos dans la cave du musée de l’Afrique ?” s’interroge De Morgen. Situé à la lisière de Bruxelles, à Tervuren, ce musée, construit à l’origine comme vitrine de la lucrative et sanguinaire colonie belge au Congo, a entre-temps subi des travaux destinés à le rendre moins colonial.
Il abrite de riches collections, dont quelque 500 mètres linéaires de rayonnages d’archives léguées “par les sociétés minières belges actives en Afrique au siècle dernier, précise Le Soir. Des études, cartes, relevés miniers effectués dans divers pays d’Afrique centrale – République démocratique du Congo [RDC], bien sûr, mais aussi Burundi, Rwanda et d’autres pays d’Afrique.” Or ces archives “aiguisent l’appétit de sociétés privées”, souligne le journal belge dans le titre de l’article.
Comme l’explique Bart Ouvry, directeur du musée, à la RTBF, “Il s’agit de documents très variés qui font parfois état de la présence de minerais qui n’étaient pas très recherchés à l’époque mais qui le sont aujourd’hui. Il suffit de penser au contenu de nos ordinateurs et smartphones – certaines matières rares ont beaucoup de valeur, et les infos qui s’y rapportent aussi, même si elles sont anciennes.”
Accord de Kinshasa nécessaire
“Ces archives ne sont pas secrètes, précise le médi