Les présidents de la Chambre des représentants, du Haut Conseil d’Etat et du Conseil présidentiel en Libye ont convenu, jeudi, d’un accord portant notamment sur l’organisation d’élections présidentielle et législatives simultanées avant février 2027, outre la création d’un comité de haut niveau chargé de superviser le processus.

L’accord a été conclu lors d’une réunion entre le président de la Chambre des représentants, Aguila Saleh, le président du Haut Conseil d’État, Mohammed Takala et le président du Conseil présidentiel, Mohamed Al-Menfi, selon un communiqué conjoint, cité par l’agence de presse libyenne.

Cet accord porte sur l’adoption d’une feuille de route en vue de mettre fin à la phase préparatoire, prévoyant la tenue d’élections présidentielle et législatives simultanées au plus tard le 17 février 2027, a-t-on précisé.

Les trois présidences ont également annoncé une série d’ententes visant à unifier les institutions souveraines, à consolider la souveraineté nationale et à adopter des réformes économiques et financières globales afin de protéger les finances publiques et de préserver l’unité des institutions de l’Etat.

Dans ce contexte, il a été convenu d’adopter l' »Accord de Bouznika » comme référence pour la nomination aux postes souverains et la réunification desdits postes, de manière à contribuer à mettre fin à la division institutionnelle et à renforcer la stabilité administrative de l’Etat.

Selon la charte, l’objectif consiste à garantir la tenue des élections sous la supervision d’une haute commission souveraine comprenant le gouverneur de la Banque centrale de Libye, le président de la Haute commission électorale, deux membres de la Commission militaire conjointe (5+5) des régions Est et Ouest, outre des représentants du secteur sécuritaire chargé de sécuriser le processus électoral.

Les trois présidences ont réitéré leur attachement au référentiel de la Déclaration constitutionnelle et de ses amendements, à l’Accord politique et ses annexes, ainsi qu’aux conclusions de la première réunion tripartite tenue au Caire sous l’égide de la Ligue des Etats arabes, tout en poursuivant leur mise en œuvre et en y apportant les amendements nécessaires en fonction des développements.

Ces ententes ont stipulé, entre autres, l’élargissement de la liste des institutions souveraines incluses dans l’Accord politique de 2015, en y ajoutant deux institutions, à savoir l’Instance libyenne des investissements étrangers et la Compagnie nationale de pétrole, de nature à garantir leur indépendance et leur neutralité et à préserver les actifs et les ressources nationales.