Olivier Émond, originaire de Sainte-Foy, est passé de professeur de français à guide de safaris en Tanzanie, un travail hors du commun qui apporte son lot d’aventures parmi les éléphants, les lions et les girafes de la savane.

Il est plutôt inusité de croiser un guide de safaris à Québec, surtout lors d’une journée comme jeudi, où la neige est tombée sans relâche une bonne partie du temps. Pourtant, Olivier se fait un devoir de revenir à ses racines, au Québec, au moins une fois par année et de préférence l’hiver, une saison qu’il adore pour se «rafraîchir» ses idées.

En Tanzanie où il travaille comme guide pour l’agence Dorobo Safaris, l’environnement est fort différent avec la savane et les animaux sauvages.

«J’emmène des gens dans ce joyau terrestre que représente la Tanzanie pour explorer la savane, voir les espèces qui y vivent et réaliser un rêve depuis Le roi lion. Participer à un safari fait partie de l’imaginaire de beaucoup de gens», dit-il.

Olivier Émond vit en Tanzanie depuis une dizaine d’années.

Olivier Émond vit en Tanzanie depuis une dizaine d’années.

Photo Olivier Émond

L’année dernière, il a travaillé comme guide pendant 150 jours lors d’expéditions de quelques jours à quelques semaines.

Bien sûr, il accompagne ses groupes avides de découvertes à bord des emblématiques Land Cruiser, mais Olivier a aussi développé une spécialité en guidant ses groupes à pied à partir de campements érigés dans des lieux qui sont plus exclusifs, hors des circuits touristiques habituels.

«On établit un campement dans la brousse où tout est pris en charge. On part à la marche à partir du campement, là où on a vu des lions, des éléphants, des girafes, des buffles. Pour être un guide de safaris à pied, ça demande plus de formation», a raconté Oliver, qui a été capitaine de l’équipe de football de l’Université de Sherbrooke, le Vert et Or, en 2014 et 2015.

Cet «expat», qui a fait de la Tanzanie son lieu de résidence depuis quelques années, avoue qu’il lui arrive d’avoir eu de bonnes montées d’adrénaline, comme la fois où il s’est retrouvé entouré d’éléphants alors qu’il était seul dans sa voiture.

La Tanzanie, c’est le pays d’accueil de ce Québécois devenu guide de safaris.

La Tanzanie, c’est le pays d’accueil de ce Québécois devenu guide de safaris.

Photo Guillaume Saint-Amand

«Un éléphant, ça peut faire jusqu’à 4-5 tonnes et jusqu’à 3-4 mètres de haut. Ça m’est déjà arrivé plus d’une fois. La peur est générée quand on ne sait pas. C’est pour ça que je ne cesse de m’informer et d’apprendre sur les espèces que j’observe.

«Ce sont des choses qui peuvent faire peur quand on ne sait pas comment réagir, mais quand on le sait, on est prêt, mais il y a de l’adrénaline, car tout comportement peut déranger l’animal. Ultimement, ce n’est pas ça qu’on veut. Quand un animal nous a aperçus, on tombe dans une zone d’alerte dans laquelle on ne veut pas rester. On veut revenir dans la zone de confort, surtout éviter d’aller dans la zone d’avertissement. C’est la zone où l’animal nous charge.»

Olivier est basé à Arusha depuis 10 ans. Il parle le swahili et le hadzabe. À la fin de son baccalauréat en enseignement du français, en 2016, il est parti enseigner là-bas. Finalement, il n’est jamais reparti.

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