Après deux échecs traumatisants en 2018 et 2022, l’Allemagne est parvenue à sortir de son groupe pour avancer en 16es de finale du Mondial, dont se sont rapprochés les Pays-Bas et le Japon, au contraire de la Tunisie déjà éliminée.
À Toronto, les Allemands ont renversé in extremis (2-1) les Ivoiriens qui ont pourtant mené au score dans un choc qui a tenu ses promesses. À Houston, les Néerlandais, grâce à leur attaque débridée, ont fait voler en éclats la Suède (5-1). À Monterrey, le 1 000e match du Mondial a vu les Japonais balayer (4-0) de bien faibles Tunisiens.
La Mannschaft douze ans après
Difficile à croire quand on évoque les Allemands, quadruples champions du monde, mais le fait est qu’ils n’étaient plus sortis qualifiés d’une phase de groupe depuis 2014. C’était au Brésil et ils avaient fini par coudre une quatrième étoile sur leur maillot.
Manuel Neuer était déjà présent, en train de révolutionner le poste de gardien avec des airs de libero, fort d’un jeu au pied valant bien celui de nombreux joueurs de champ. Alors forcément, ce duel du groupe E, face à des Ivoiriens qui avaient également entamé le tournoi par une victoire contre l’Équateur, avait une saveur particulière puisque c’était là le 21e match du joueur du Bayern en Coupe du monde, un record qui laisse Hugo Lloris juste derrière. Mais au grand dam du gardien de 40 ans, ce sont les Éléphants qui ont ouvert le score par Franck Kessié, opportuniste dans la surface pour reprendre une reprise contrée d’Amad Diallo (30’). Un but mérité reflétant l’excellente première période ivoirienne.
En seconde période, les Allemands ont réussi à forcer la décision, par l’intermédiaire de Deniz Undav, qui a remplacé Jamal Musiala guère en vue. L’attaquant de Stuttgart a d’abord repris de près un centre de Nadiem Amiri (68’), puis il a marqué d’un tir en pivot après une lumineuse ouverture de Felix Nmecha dans le temps additionnel (90’+4).
Un point historique pour Curaçao
L’Allemagne, troisième nation qualifiée après le Mexique et les États-Unis, est en outre assurée de finir en tête du groupe E, puisque l’Équateur et Curaçao sont restés dos à dos (0-0), à Kansas City. Un premier point historique pour le plus petit participant de l’épreuve, qui jouera sa qualification face à la Côte d’Ivoire, en meilleure posture avec ses 3 points.
Les Pays-Bas décollent
Après leur entrée en matière corsée contre le Japon (2-2), les Néerlandais ont été impressionnants contre des Suédois totalement dépassés. Le sélectionneur Ronald Koeman n’avait opéré qu’un changement, mais quel changement ! Brian Brobbey, positionné en pointe pour apporter sa présence physique et sa percussion, a marqué deux buts en moins de 17 minutes.
Cody Gakpo, l’ailier de Liverpool, y est allé ensuite de son propre doublé, avant que Crysencio Summerville, sorti du banc, ne vienne enfoncer le clou (5-1). Les Pays-Bas, qui comptent parmi les sérieux outsiders du Mondial, sont en tête du groupe F avec 4 points, comme le Japon qui compte la même différence de buts (+ 4) mais en a marqué un de moins que les Néerlandais, en dépit de la correction infligée aux Tunisiens.
La Tunisie au fond du trou
Pour les Aigles de Carthage, il n’y a pas eu d’effet Hervé Renard, nommé quatre jours après avoir remplacé Sabri Lamouchi, limogé dans la foulée de la déroute contre la Suède (5-1). La punition a été la même dans les grandes largeurs, comme celles offertes en défense aux « Samouraïs bleus » qui se sont régalés à l’image d’Ayase Ueda auteur d’un doublé.
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À sens unique, le 1 000e match de l’histoire de la compétition, créée par Jules Rimet et étrennée en Uruguay en 1930, aura au moins été prolifique en buts. De quoi garder un rythme élevé dans ce début d’édition puisque 109 ont été marqués en 36 rencontres (3 de moyenne).