Lors de la conférence sur la sécurité, le secrétaire d’État américain a affirmé ce samedi que les États-Unis «ne cherchaient pas à diviser, mais à revitaliser une vieille amitié et à renouveler la plus grande civilisation de l’histoire humaine».
À Munich, 2026 s’annonce plus doux que 2025. Un an après le virulent réquisitoire du vice-président américain JD Vance à la «conférence sur la sécurité » (MSC) qui se tient annuellement dans la ville allemande, c’est au tour du chef de la diplomatie, Marco Rubio, de représenter les États-Unis. «Nous voulons que l’Europe soit forte, nous croyons que l’Europe peut survivre», a déclaré ce samedi le secrétaire d’État américain Marco Rubio, ajoutant que «nous ne voulons pas que nos alliés soient faibles, car cela nous affaiblit. Nous voulons des alliés capables de se défendre afin qu’aucun adversaire ne soit jamais tenté de tester notre force collective.»
De même, le diplomate a eu des mots plus rassurants que ceux que Donald Trump a pu récemment prononcer à propos de l’Otan : «Nous ne cherchons pas à diviser, mais à revitaliser une vieille amitié et à renouveler la plus grande civilisation de l’histoire humaine. Ce que nous voulons, c’est une alliance revigorée».
«Effacement civilisationnel»
Début décembre, les États-Unis ont publié la nouvelle mouture de leur «stratégie de sécurité nationale », un document programmatique qui analyse les principales menaces stratégiques pour le pays et les objectifs recherchés pour y faire face. Le document de 33 pages avait notamment souligné le «déclin» de l’Europe, qui ferait face à un risque «d’effacement civilisationnel», en raison notamment d’une immigration massive.
À Munich il y a un an, JD Vance avait de son côté affirmé que la principale menace pour l’Europe n’était pas la Chine ou la Russie, mais «la menace de l’intérieur» du fait de législations liberticides, notamment sur les réseaux sociaux, qui menaceraient la liberté d’expression et représenteraient une forme de censure, notamment contre les partis les plus nationalistes et proches des valeurs MAGA (Make America Great Again) défendues par Donald Trump.